[Depuis 10 jours, je publie chaque matin un article de Ma petite encyclopédie, un dictionnaire encyclopédique en ligne qui sera mis à votre service sur internet dans quelques mois.
Ajourd’hui, nous abordons le domaine du papier avec le papier japon.
Demain nous nous souviendrons de Grace Hopper.]
Papier japon
Fabrication du papier japonais. Pratique des techniques au département des restaurateurs à l’Institut National du Patrimoine – Photo Angèle Dequier /INP (Source : flickr, licence : Creative Commons Attribution 2.0 Générique)
(On dit aussi Japon ou washi, 和紙, nom de ce papier en japonais) Papier blanc, très fin et résistant, satiné, fabriqué artisanalement au Japon ou imité de celui-ci.
Le nom japonais du washi est composé du kanji 和 (WA) qui signifie harmonie, paix mais aussi japonais (son sens ici) et du kanji 紙 (-gami, kami ou SHI) qui signifie papier.
Le washi est utilisé par les restaurateurs de documents graphiques en raison de ses qualités exceptionnelles de résistance mais aussi pour fabriquer des vêtements, des luminaires, des éventails, des parapluies, des lanternes et certains murs des maisons… japonaises.
Il existe différentes sortes de washi (plus de 400). Le plus courant est le kôzogami, fabriqué à partir des fibres du mûrier à papier (le kozo).
Sa fabrication suit un processus complexe. Il faut d’abord obtenir la pulpe de washi en traitant des tiges de kozo. On les cuit à la vapeur et on extrait les fibres internes qui sont rincées, séchées et blanchies au soleil.
On élimine ensuite les impuretés et après battage on obtient la pulpe qui va être utilisée pour fabriquer la pâte.
Cette pâte est constituée de cette pulpe et d’une colle (tororo-aoi) obtenue à partir de la racine d’hibiscus fermenté qui va permettre de maintenir les fibres ensemble au sein des feuilles.
Il s’agit ensuite ensuite de fabriquer les feuilles en répartissant uniformément la pâte sur une grille en bambou. Cette phase finale est illustrée par la vidéo que l’on découvrira ci-dessous.
Le washi est utilisé depuis le 7e siècle. En 2014, il est entré au patrimoine immatériel de l’humanité de l’Unesco.
Pour en savoir plus
Bibliographie
HUGHES S. Washi : the world of Japanese paper. Tokyo New York San Francisco : Kodansha international, 1978. 360 p.ISBN : 978-0-87011-318-5.


Prototype de souris présenté par Douglas Engelbart en 1968 (Source : Wikimedia Commons, auteur : SRI International, licence : GNU Free Documentation License version 1.2)
(Domaine public)
Ada King, Comtesse de Lovelace par Alfred Edward Chalon (Source : Wikimedia commons, domaine public)
Diagramme d’un algorithme pour la machine analytique de Babbage permettant de calculer les nombres de Bernouilli. Extrait de « Sketch of The Analytical Engine Invented by Charles Babbage by Luigi Menabrea with notes by Ada Lovelace » (1842). (image du domaine public).
Autoportrait à 26 ans (Domaine public)
(Source gallica.bnf.fr / BnF)
(Source gallica.bnf.fr / BnF)
(Source gallica.bnf.fr / BnF)
(Source gallica.bnf.fr / BnF)
(Source gallica.bnf.fr / BnF)
Gros plan sur une mémoire à tores de ferrite qui permet de distinguer les fils qui travesent les tores.(Source : Wikimedia Commons, auteur : Konstantin Lanzet, licence : 
(on dit aussi A la et alla, argot des typographes) Réunion festive des ouvriers d’un atelier typographique.
Chanson à boire des typographes dont on lira ci-dessous le texte :