MPE19 IBM 360

[L’article d’aujourdhui est consacré à l’IBM 360, une machine qui a joué un rôle important dans le développement de l’informatique.
C’est aussi sur cette machine, il y a une cinquantaine d’années, que j’ai fait tourner mes premiers petits programmes rédigés en FORTRAN. Les étudiants en mathématiques que nous étions ne pouvaient accéder à la machine que la nuit et nous n’avions droit qu’à une exécution par heure, mais c’est tout de même un beau souvenir !
Demain l’article sera consacré au mot Marbre, connu des typographes et des gens de Presse.]

IBM 360

Calculateur fabriqué en 1965 par IBM. L’architecte en chef était Gene Amdahl.

Le nombre 360, utilisé pour nommer cette machine évoquait la volonté d’IBM de couvrir tout l’azimut des utilisations de l’informatique (des utilisations commerciales au calcul scientifique).

Cette machine joue un rôle important dans l’histoire des ordinateurs. Elle a en effet beaucoup contribué à la diffusion des ordinateurs dans les entreprises et dans les centres de recherche. 14 000 unités ont été vendues, ce qui constituait à l’époque un grand succès.

La série 360 a d’ailleurs été copiée (projet Ryad en URSS, Amdahl, Itel, Hitachi, Fujitsu)

Caractéristiques techniques

Mémoire: de 128 ko (1965) à 4 096 ko (1969). La série 360 utilisait des mémoires à tores de ferrite.

Stockage lecteur/enregistreur à bandes magnétiques IBM 2400 à 9 pistes; disques magnétiques IBM 230x..

Périphériques : lecteurs de cartes perforées IBM 2501 et IBM 2540.

Modèles

La famille 360 comprend de nombreux modèles : 360/20, 360/25, 360/30, 360,40, 360/44, 360/50, 360/65, 360/67, 360/75, 360/85, 360/91, 360/95, 360/195.

Systèmes d’exploitation

De nombreux systèmes d’exploitation ont été utilissé sur les machines de la famille 360 au fil des années (DOS/360, OS/MFT, OS/MVT, TSS, RTOS, CP/CMS, UTS, AIX/370, Linux…).

Pour en savoir plus

Wikipedia

Computer History Museum

Bibliographie

CERUZZI P. E. Computing :  a concise history. Cambridge (Mass.) : MIT press, 2012. 199 p.(The MIT press essential knowledge series). ISBN : 978-0-262-51767-6.

 

YOUNG J. L. Exploring IBM’s new-age mainframes. Gulf Breeze, FL : Maximum Press Distributed by Publisers Group West, 1996. 481 p.ISBN : 978-1-885068-05-7.

Videos

Présentation de l’IBM 360 (film de 1964)

 

A la découverte du panneau de contrôle de l’IBM 360 :

Photos

Un IBM 360 au Computer History Museum à San Jose. Californie.(Source : flickr, auteur : Erik Pitti, licence CC BY 2.0)

Panneau de contrôle d’un IBM 360 modèle 44 (Source Wikimedia Commons, licence : Créative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International).

Un IBM 360 en cours d’utilisation le 1er janvier 1969 à Washington. Source : Wikimedia Commons, auteur: Paul Steucke, domaine public)

Salle de calcul pour les jeux olympiques de Grenoble en 1968 (voir l’affiche sur le pilier !). On voit l’unité centrale, 4 unités de disque, probablement des IBM 2311, et un opérateur utilisant une imprimante à clavier intégré, probablement un IBM 2052 (Source: Wikimedia Commons, auteur Kroon, Ron / Anefo, domaine public)

Unité de disque IBM 2311 (Source : Wikimedia Commons, auteur: Arnold Reinhold,licence : Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 (non transposée)).

Trois unité de dérouleur de bande magnétique IBM (Source : Wikimedia Commons, auteur: Erik Pitti, licence : Creative Commons Attribution 2.0 Générique).

Unité centrale d’un 360/20 (panneau avant enlevé) et une machine utilisant les cartes perforées (IBM 2560 Multi-Function Card Machine). Cet appareil était capable de lire et de perforer des cartes ainsi que d’imprimer sur elles.
(Source : Wikimedia Commons, auteur : Ben Franske, licence : Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 2.5 Générique)

Mémoire à tores de ferrite utilisée par l’IBM 360 (Source: Wikimedia Commons, auteur José Luis Briz Velasco, licence : Créative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International)

Terminal IBM 1050 (Source : Wikimedia Commons, auteur Erik Pitti, licence : Creative Commons Attribution 2.0 Générique).

MPE18 Pierre Bézier

[Notre article tiré de Ma petite encycopédie est aujourd’hui consacré à un ingénieur discret et attachant qui a joué un rôle très important dans l’évolution des méthodes de l’industrie au vingtième siècle et qui est aussi l’inventeur des courbes qui portent son nom.
Elles sont à la base de nombreux logiciels de CFAO, du langage Postscript (et donc du PDF) et sont utilisées par la plupart des logiciels de la chaîne graphique : Illustrator, Photoshop, Acrobat,…
Demain notre article sera consacré à l’IBM 360]

 

Pierre Bézier

Né le 1er septembre 1910 à Paris et mort le 25 novembre 1999, Pierre Bézier est un ingénieur français. Il est connu pour son invention des courbes et surfaces de Bézier. Ses travaux furent utilisés dans les années 80 pour créer le langage de description de pages Postscript.

Après avoir intégré les Arts et Métiers en 1927, il devient élève de l’Ecole supérieure d’électricité en 1931. Bien plus tard il deviendra docteur en mathématiques à l’université de Poitiers (1969) et docteur en physique de l’université Pierre-et-Marie-Curie (1977).

Pierre Bézier entre chez Renault en 1933. Il y fera toute sa carrière, jusqu’en 1975, au poste de directeur des méthodes mécaniques.

En 1945, il conçoit des machines transferts pour la ligne de fabrication des Renault 4 CV et en 1958, l’une des premières machines à commande numérique d’Europe, une fraiseuse utilisée pour faire les maquettes.

C’est en cherchant un moyen simple de créer des formes et de faciliter leur programmation sur les machines à commande numérique qu’il invente les courbes de Bézier dotées des poignées de contrôle qui feront leurs succès.

Les courbes de Bézier sont utilisées aujourd’hui dans la plupart des logiciels de dessin et elles sont à l’origine du Postscript créé par John Warnock (qui fondera plus tard la société Adobe)

Nous sommes très nombreux aujourd’hui à utiliser les courbes de Bézier (sans toujours le savoir) et les travaux de notre brillant inventeur sont utilisés dans les logiciels de CAO et de FAO, à commencer par CATIA, le logiciel vedette de Dassault Systems.

Quelques vidéo pour mieux connaître Pierre Bézier et ses travaux

Voitures, PDF et courbes de Bézier (Automaths)

Un peu de math en anglais ?

Pierre Bézier et le monde industriel.

Pour terminer écoutons Pierre Bézier lui-même parler de sa vie et de son travail, c’était à l’école des Arts et Métiers, le 25 juin 1996, à l’occasion de l’inauguration d’une plaque commémorative. Son discours à cette occasion a été filmé et est disponible en 8 parties que vous trouverez ci-dessous.

Pour en savoir plus

Bibliographie

BEZIER P. Essai de definition numerique des courbes et des surfaces experimentales: contribution a l’etude des proprietes des courbes et des surfaces parametriques polynomiales a coefficients vectoriels. DOCTORAT D’ETAT. France : [s.n.], 1977. 184; 108 p.

BÉZIER P. L’utilisation des courbes et surfaces en CAO. Paris, France : Hermès, 1988. 64 p.ISBN : 978-2-86601-139-0.

BÉZIER P. Mathématiques et CAO. Volume 4, Courbes et surfaces. Paris, France : Hermès, 1987. 237; 8 p.ISBN : 978-2-86601-042-3.

BÉZIER P. Numerical control; mathematics and applications. London, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord : [s.n.], 1972. xvi+240 p.ISBN : 978-0-471-07195-2.

BÉZIER P. Sur les charges concentrées et sur quelques problèmes de l’élastostatique linéaire. Thèse de doctorat. France : Université de Poitiers, 1969. iii+128 p.

BÉZIER P. The mathematical basis of the UNISURF CAD system. London, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord : [s.n.], 1986. viii+56 p.ISBN : 978-0-408-22175-7.

COLLOQUE PIERRE BÉZIER. Actes du colloque Pierre Bézier :  ENSAM Paris, 30 novembre 2000. Paris : ENSAM, Département Informatique et mathématiques, 2001. 115 p.

UNDEFINED. Le monde du génie industriel au XXe siècle : autour de Pierre Bézier et des machines-outils. Belfort : Université de technologie, 2015. (Sciences humaines et technologie).

Notices biographiques Renault ,  1. Paris : Éd. JCM, 1990. 116 p.(Notices biographiques Renault). ISBN : 978-2-902667-13-0.

MPE17 Times New Roman

[Ma petite encyclopédie présentera une bonne cinquantaine de polices de caractères avec à chaque fois un échantillon.
Aujourd’hui nous présentons l’article consacré au
Times New Roman. Profitez des vidéos !
Demain l’article sera consacré à Pierre Bézier]

Times New Roman

Le Times New Roman est une police de caractères.

Date de création : 1931

Auteur : Stanley Morison, Starling Burgess et Victor Lardent.

Entreprise : Monotype.

Classification Thibaudeau : elzévir.

Classification Vox-Atypi : réale.

Histoire

Le Times New Roman a été dessiné par Victor Lardent sous la direction de Stanley Morison pour le journal The Times, c’est donc un caractère de labeur.

Caractéristiques

Le Times a été créé à partir du Plantin. Les modifications visaient à rendre la police plus lisible et occupant moins de place.

Fort contraste entre pleins et déliés, jambages courts, le Times New Roman est un caractère très lisible qui a remporté un grand succès (le Times l’a utilisé pendant 40 ans). Microsoft a contribué à son succès en en faisant la police par défaut du logiciel de traitement de texte Microsoft Word.

Deux vidéos pour en savoir plus :

Pour en savoir plus

Wikipedia

Plume et papier

graphism.fr

Gabian spirit

Graphéine

Bibliographie

BRITISH COUNCIL. Bref historique des caractères Times New Roman. Londres : The British Council, 195?.

MPE16 Apple II

[Ce 16e article est consacré à l’Apple II, une belle machine qui a contribué au lancement de l’informatique individuelle.
Demain nous évoquerons pour la première fois une police de caractères. Il s’agira du Times New Roman.
Restez chez vous et bon courage !]

Apple II

Sucesseur de l’Apple I, ordinateur conçu par la société Apple et commercialisé en 1977. Il est resté dans l’histoire comme le premier ordinateur personnel fabriqué en grand nombre et a connu un grand succès.

La sortie du premier tableur, Visicalc a permis de faire entrer cette machine dans les entreprises.

De nouveaux modèles sont sortis au fil des années (Apple II+ en 1979, Apple IIe en 1983, Apple IIc en 1984, Apple IIe Enhanced en 1984, Apple IIgs en 1986 et Apple IIc+ en 1988) constituant une véritable famille d’ordinateurs personnels.

Le premier modèle sorti en 1977 était équipé d’un processeur 6502 8 bits cadencé à 1 MHz. La RAM était de 4 ko (extensible à 64 ko). La ROM qui contenait un interpréteur BASIC était de 8 ko. L’écran permettait d’afficher 24 lignes de 40 caractères.

L’apple II a eu des répercussions considérables dans le monde de l’informatique. Il a contribué à populariser l’informatique auprès des non-professionnels, il a inspiré la création d’autres modèles par d’autres sociétés comme le Commodore 64 ou le VIC-20 développant le marché des ordinateurs personnels.

Le succès de l’Apple II a également incité IBM à créer l’IBM PC et il a mis en valeur l’intérêt d’une architecture ouverte (slots d’extension) qui devait prévaloir plus tard avec le Macintosh.

Découvrez l’Apple II en vidéo :

Pour en savoir plus

 

Bibliographie

ASTIER J.-Y. La Conduite de l’Apple II. Paris : Eyrolles, 1983. 110 p.(Micro-ordinateurs).
COTTINI M. La ROM de l’Apple II. Paris : Sybex, 1986.
DUCAMP M., REVERCHON A. Mathématiques et graphisme sur Apple II. Paris : Eyrolles, 1985. 299 p.
FISCHER J.-L. La Programmation des jeux d’arcades :  sur Apple II. Laguy-sur-Marne : Éd. du PSI, 1985. 301 p.ISBN : 978-2-86595-232-8.
POOLE L., MAC NIFF M., COOK S. Manuel de l’utilisateur Apple II. Paris : Éditions Radio, 1983. 367 p.ISBN : 978-2-7091-0880-5.
SCHRAEN D., LÉVY F. La Découverte de l’APPLE II. Lagny : Éditions du PSI, 1979. 127 p.ISBN : 978-2-86470-004-3.
ZAKS R., LE NOURY D. APPLE II :  premiers programmes. Paris Londres Berkeley : Sybex, 1984. 239 p.

MPE15 Lettrine

[Je poursuis la publication d’articles tirés de Ma petite encyclopédie, un projet qui sera gratuitement à votre disposition dans quelques mois sur internet. Aujourd’hui l’article est consacré au mot Lettrine.
Demain, nous parlerons de la police de caractères Times New Roman.
Bonne fin de semaine à tous !]

Lettrine

Etymologie : de l’italien letterina, diminutif de lettera « lettre ».

N. f. Lettre initiale, décorée ou non, placée au début d’un texte ou d’un chapitre. Elle est d’un corps beaucoup plus grand que celui du texte courant. Traditionnellment, les autres lettres du premier mot sont composées en petites capitales.

Au Moyen Age, les lettrines sont réalisées sur les manuscrits par des enluminures. La première lettre d’un texte ou d’un paragraphe est mise en évidence par une taille ou une couleur particulière. La lettrine est ensuite souvent ornée par des dessins décoratifs ou figuratifs.

Avec l’invention de l’imprimerie, la lettrine devient un ornement typographique. Elle est composée d’une vignette ou d’un caractère plus grand et éventuellement d’une police différente.

Le mot lettrine n’est utilisé dans son sens actuel que depuis la fin du 19e siècle. Il désignait auparavant la petite lettre qui indique un renvoi. Ce que nous appelons lettrine s’appelait lettre grise quand elle était incluse dans une vignette ornée puis lettre de deux points quand elle était seulement composée dans un corps plus grand.

Lettrine extraite de Breviarium ad usum monasterii Arremarensis, manuscrit du 12e siècle de l’abbaye Saint-Pierre de Montiéramey. (entre 1175 et 1300) (Source : Wikimedia Commons, domaine public)

Lettrine L extraite de la Bible de Saint-Yrieix, enluminure sur parchemin. Début de l’évangile de Matthieu. (Source Wikimedia Commons, domaine public)

MPE14 John Backus

[L’article d’aujourd’hui est consacré à John Backus, l’un des plus important informaticien du vingtième siècle.
Il est l’inventeur du FORTRAN, le premier langage que j’ai utilisé, en… 1970.

Demain, l’article de Ma petite encyclopédie sera consacré au mot Lettrine]

John Backus

John Backus (source : Wiimedia Commons, licence : Créative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International)

John Backus est né à Philadelphie en 1924 et mort à Ashland (Oregon) en 2007.

Venu tardivement aux mathématiques, il obtient une maîtrise à l’Université de Columbia en 1949 et rejoint IBM l’année suivante.

Il travaille d’abord sur le SSEC (Selective Sequence Electronic Calculator) puis sur l’IBM 701. Il développe le système Speedcoding qui permet de faire des calculs en virgule flottante (les processeurs de l’époque ne traitent que les nombres entiers).

En 1953, arrive l’IBM 704 qui sait calculer en virgule flottante mais les programmes de l’époque sont écrits en langage machine ou en assembleur. Backus va concevoir le premier vrai langage de programmation. Il présente en 1954 un rapport intitulé Specifications for The IBM Mathematical Formula Translating System FORTRAN.

Il faudra ensuite deux ans à l’équipe de Backus pour écrire le compilateur qui correspond aux spécification publiées. En 1957, FORTRAN devient le premier langage compilé de haut niveau. Il aura un grand succès dans le monde entier.

Backus travaillera également au développement de l’ALGOL 58 et de l’ALGOL 60 qui remportera lui aussi un grand succès.

Pendant cette période John Backus mène un travail plus théorique, il construit un outil capable de décrire la grammaire formelle d’un langage de programmation. La BNF (Backus Naur Form) qu’il invente avec son collègue Peter Naur est utilisé pour décrire l’ ALGOL 60.

Il travaillera aussi sur FP, un langage de programmation purement fonctionnel puis sur son successeur FL (Function Level) . Ces langages seront peu utilisés mais contribueront à susciter l’intérêt pour la programmation fonctionnelle.

Concepteur du Fortran et inventeur de la BNF, John Backus (Prix Türing en 1977) est un des plus importants informaticiens du vingtième siècle.

Pour en savoir plus

IEEE Computer Society

Wikipedia

Musée virtuel de l’informatique

Archives IBM

Conférence d’Alex Aiken

Bibliographie

« Notice bibliographique A history of computing in the twentieth century : a collection of essays / edited by N. Metropolis, J. Howlett, Gian-Carlo Rota ; contributors, John Backus [and others] | BnF Catalogue général – Bibliothèque nationale de France ». [s.l.] : [s.n.], [s.d.]. Disponible sur : < https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb44637337j >

MPE13 Déléatur

[L’article est aujourd’hui consacré à l’un des signes de correction typographique, le déléatur.
Demain l’article sera consacré à John Backus.]

Déléatur

Un déléatur dont la forme varie légèrement selon les pays et les utilisateurs (Source : Wikimedia Commons, domaine public).

Etymologie : Du mot latin deleatur signifiant « qu’il soit détruit ».

(Orthographe rectifiée de 1990, on écrit aussi et on écrivait jadis deleatur) Signe de correction typographique indiquant qu’un ou plusieurs caractères doivent être supprimés.

Si vous saviez comme la virgule s’acharne et renaît sous le deleatur ! (Victor Hugo, Corresp.,1859, p. 304).

Le correcteur dit, Oui, ce signe s’appelle un deleatur, nous l’employons quand nous devons supprimer et effacer, le terme s’explique de lui-même et s’applique autant à des lettres isolées qu’à des mots entiers, Il me fait penser à un serpent qui au moment de se mordre la queue se serait ravisé, […] (José Saramago, Histoire du siège de Lisbonne, 1989 ; traduit du portugais par Geneviève Leibrich, 1992, p. 11).

De tous côtés aboient
Des contresens obscurs,
Et les marges se noient
Dans les deleaturs.
(Alfred de Musset)

Pour en savoir plus

Anglais

Dele or deleatur.

Allemand

Das Deleatur, das Deleaturzeichen oder das Tilgungszeichen.

Une épreuve (datant d’environ 1830) corrigée par Honoré de Balzac… avec plusieurs déléatur (Source : Wikimedia Commons, domaine public).

MPE12 Grace Hopper

[Je publie aujourd’hui l’article consacré à Grace Hopper, une des pionnières de l’informatique.
Demain, l’article sera consacré au deleatur]

Grace Hopper

Grace Hopper devant l’UNIVAC. (Source Wikimedia commons. licence : Creative Commons Attribution 2.0 Générique).

Née le 8 décembre 1906 à New York et décédée le 1er janvier 1992, Grace Brewster Murray a obtenu un doctorat de mathématiques de l’Université de Yale.

Elle s’engage en 1943 dans la marine américaine où elle travaillera dans l’équipe de Howard Aiken sur l’ordinateur Harward Mark 1.

Après la seconde guerre mondiale, elle a travaillé au développement du Harward Mark II et du Harward Mark III.

En 1949 elle travaille pour la société EMCC (Eckert–Mauchly Computer Corporation ) puis rejoint l’équipe qui développe l’UNIVAC 1 à Philadelphie. Elle conçoit le premier compilateur pour UNIVAC I.

A partir de 1957 , elle travaille pour IBM. Ses travaux donnent naissance au COBOL en 59, un langage qui est encore utilisé aujourd’hui !.

Elle travaille dans les années 70 sur l’établissement de normes pour les ordinateurs.

Grace Hopper était une femme remarquable qui a contribué de manière décisive à l’évolution des langages de programmation en facilitant leur utilisation.

Pour en savoir plus

Wikipedia

La pétulante Grace Hopper

Admiral “Amazing Grace” Hopper

Bibliographie

BEYER K. W. Grace Hopper and the invention of the information age. Cambridge (Mass.) : MIT press, 2009. 389 p. (Lemelson Center studies in invention and innovation). ISBN : 978-0-262-01310-9.

Grace Hopper en 1984 (Source: Wikimedia commons.)

 

Grace Hopper devant un lecteur de bande de l’UNIVAC II. (source: flickr. licence : Creative Commons Attribution 2.0 Générique).

MPE11 Papier japon

[Depuis 10 jours, je publie chaque matin un article de Ma petite encyclopédie, un dictionnaire encyclopédique en ligne qui sera mis à votre service sur internet dans quelques mois.

Ajourd’hui, nous abordons le domaine du papier avec le papier japon.
Demain nous nous souviendrons de Grace Hopper.]

Papier japon

Fabrication du papier japonais. Pratique des techniques au département des restaurateurs à l’Institut National du Patrimoine – Photo Angèle Dequier /INP (Source : flickr, licence : Creative Commons Attribution 2.0 Générique)

(On dit aussi Japon ou washi, 和紙, nom de ce papier en japonais) Papier blanc, très fin et résistant, satiné, fabriqué artisanalement au Japon ou imité de celui-ci.

Le nom japonais du washi est composé du kanji 和 (WA) qui signifie harmonie, paix mais aussi japonais (son sens ici) et du kanji 紙 (-gami, kami ou SHI) qui signifie papier.

Le washi est utilisé par les restaurateurs de documents graphiques en raison de ses qualités exceptionnelles de résistance mais aussi pour fabriquer des vêtements, des luminaires, des éventails, des parapluies, des lanternes et certains murs des maisons… japonaises.

Il existe différentes sortes de washi (plus de 400). Le plus courant est le kôzogami, fabriqué à partir des fibres du mûrier à papier (le kozo).

Sa fabrication suit un processus complexe. Il faut d’abord obtenir la pulpe de washi en traitant des tiges de kozo. On les cuit à la vapeur et on extrait les fibres internes qui sont rincées, séchées et blanchies au soleil.

On élimine ensuite les impuretés et après battage on obtient la pulpe qui va être utilisée pour fabriquer la pâte.

Cette pâte est constituée de cette pulpe et d’une colle (tororo-aoi) obtenue à partir de la racine d’hibiscus fermenté qui va permettre de maintenir les fibres ensemble au sein des feuilles.

Il s’agit ensuite ensuite de fabriquer les feuilles en répartissant uniformément la pâte sur une grille en bambou. Cette phase finale est illustrée par la vidéo que l’on découvrira ci-dessous.

Le washi est utilisé depuis le 7e siècle. En 2014, il est entré au patrimoine immatériel de l’humanité de l’Unesco.

Pour en savoir plus

Wikipedia

Mille et une feuille

Vivre le Japon

Bibliographie

HUGHES S. Washi :  the world of Japanese paper. Tokyo New York San Francisco : Kodansha international, 1978. 360 p.ISBN : 978-0-87011-318-5.

MPE10 Compte-fils

[Ce dixième article est consacré au compte-fils. N’hésitez pas à consulter le site indiqué pour en savoir plus. Vous y découvrirez de très beaux objets.

Le prochain article nous fera pénétrer dans l’univers du papier. Il sera consacré au washi, ce que nous appelons le papier japon]

Compte-fils

(Source Wikimedia Commons, auteur : Stefan Kühn, licence : Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 3.0 (non transposée)).

N. m. Loupe montée sur un support, jadis utilisée par les tisserands (comme son nom l’indique), aujourd´hui d´usage courant dans les arts graphiques.

Pour en savoir plus

Anglais

Thread counter, weaver’s glass or Linen tester.

Allemand

Der Fadenzähler oder das Weberglas.

Espagnol

El cuentahílos.