[Un article technique aujourd’hui qui pourrait intéresser les étudiants en informatique et les personnes en reconversion professionnelle dans le domaine.
Demain, nous évoquerons les signes de correction typographique, utiles à ceux qui ont à communiquer avec les professionnels de la chaine graphique.
Passez un bon week-end (confiné) !]
Virgule flottante
Méthode d’écriture des nombres réels utilisée dans les ordinateurs.
Les nombres sont représentés par trois éléments :
- Le signe (+1 ou -1) toujours codé sur un bit.
- La mantisse (ont dit aussi significande).
- l’exposant (entier relatif)
Ces trois éléments sont liés par la formule :
nombre = signe x bexposant
dans laquelle b est la base de numération utilisée. Ce sera le plus souvent 2 mais on trouve des machines qui utilisent d’autres valeurs.
Donnons un exemple (en base 10) :
1,414 = 1 x 1414 x 10-3
1 représente le signe, la mantisse est 1414, l’exposant est -3.
On peut observer immédiatement que le même nombre peut être représenté de plusieurs manières (avec la même précision), par exemple :
1,414 = 1 x 1,414 x 100
1,414 = 1 x 141,4 x 10-2
On fait ainsi flotter la virgule. La position de la virgule est une convention qui est fixée par la norme utilisée. Il faut aussi décider du nombre total de bits utilisés et du nombre utilisé pour coder la mantisse et l’exposant.
La norme IEEE 754
Cette norme parue en 1985 est venu fixer les formats des nombres en virgule flottante utilisés dans les ordinateurs.
Elle spécifie deux formats de nombres en virgule flottante en base 2 et deux formats étendus optionnels. Elle précise également comment doivent doivent être effectuées quelques opérations.
La plupart des ordinateurs actuels utilise la norme IEEE 754. Les calculs sur les flottants IEEE sont en fait cablés, c’est à dire réalisés par des circuits ad hoc dans le processeur.
Le premier format de la norme (sur 32 bits) est appelé simple précision ou binary32. Les bits sont répartis de la manière suivante :
- 1 bit pour le signe
- 8 bits pour l’exposant
- 23 bits pour la mantisse
Le second format de la norme (sur 64 bits) est appelé double précision ou binary64. Les bits sont répartis de la manière suivante :
- 1 bit pour le signe
- 11 bits pour l’exposant
- 52 bits pour la mantisse
Le compilateur gcc du langage C pour les architectures 32 bits utilise le format simple précision pour représenter les variables de type float et le format double précision pour représenter les variables de type double.
Video très bien faite sur la conversion des nombres décimaux en virgule flottante.
(Source : Wikimedia Commons, auteur : Fschwarzentruber, licence :
A l’origine, partie d’une presse typographique qui reçoit la composition (en marbre ou en pierre).
En typographie, table (à l’origine en marbre ou en pierre, souvent en bois, en fer ou en fonte) sur laquelle s’effectuent différents travaux comme l’imposition, la mise en page ou la correction. C’est aussi sur elle que l’on peut faire à la main des morasses.
Plus généralement, lieu ou les rédacteurs et les correcteurs rencontrent les typographes.
Par métonymie, articles tenus en réserve en attendant l’actualité. Avoir du marbre.


Panneau de contrôle d’un IBM 360 modèle 44 (Source Wikimedia Commons, licence : 
Salle de calcul pour les jeux olympiques de Grenoble en 1968 (voir l’affiche sur le pilier !). On voit l’unité centrale, 4 unités de disque, probablement des IBM 2311, et un opérateur utilisant une imprimante à clavier intégré, probablement un IBM 2052 (Source: Wikimedia Commons, auteur Kroon, Ron / Anefo, domaine public)
Unité de disque IBM 2311 (Source : Wikimedia Commons, auteur: Arnold Reinhold,licence :
Trois unité de dérouleur de bande magnétique IBM (Source : Wikimedia Commons, auteur: Erik Pitti, licence :
Unité centrale d’un 360/20 (panneau avant enlevé) et une machine utilisant les cartes perforées (IBM 2560 Multi-Function Card Machine). Cet appareil était capable de lire et de perforer des cartes ainsi que d’imprimer sur elles.
Mémoire à tores de ferrite utilisée par l’IBM 360 (Source: Wikimedia Commons, auteur José Luis Briz Velasco, licence : 


Lettrine extraite de Breviarium ad usum monasterii Arremarensis, manuscrit du 12e siècle de l’abbaye Saint-Pierre de Montiéramey. (entre 1175 et 1300) (Source : Wikimedia Commons, domaine public)
Lettrine L extraite de la Bible de Saint-Yrieix, enluminure sur parchemin. Début de l’évangile de Matthieu. (Source Wikimedia Commons, domaine public)
John Backus (source : Wiimedia Commons, licence :