C’est un sen­ti­ment de tris­tesse et de cons­ter­na­tion qu’éprou­vent beau­coup d’habi­tants de Cor­beil-Esson­nes après les deux morts que nous avons eu à déplo­rer avant-hier.

J’adresse d’abord mes con­do­léan­ces aux famil­les et aux pro­ches des vic­ti­mes et je sou­haite que les meu­triers soient rapi­de­ment arrê­tés (il sem­ble que ce soit déjà le cas) et tra­duits devant la jus­tice..

Dans le prem­mier cas, c’est le gérant du café de la mai­rie, qui a été abattu devant sa femme par un client habi­tuel de l’éta­blis­se­ment. Je gar­de­rai le sou­ve­nir d’un homme aima­ble et sym­pa­thi­que. Les moti­va­tions du meu­trier sont à ce jour incon­nues.

Dans le deuxième cas, celui d’adel, qui est mort d’une balle de 11,43 dans mon quar­tier, il s’agit du der­nier épi­sode de la guerre inter-quar­tier qui oppose depuis très long­temps Mont­con­seil et Les Tar­te­rêts. Ce drame fera-t-il réflé­chir ceux qui con­si­dè­rent comme des enne­mis des jeu­nes de leur âge qui vivent dans la même ville ? Je l’espère sans en être sûr.

Il est posi­tif, en tous cas, que les appels à l’apai­se­ment se suc­cè­dent.

Redanga N’Gai­bona, adjoint au maire chargé de la Vie asso­cia­tive a par exem­ple déclaré : « Par res­pect pour la famille et les amis endeuillés qui appel­lent au calme, j’invite cel­les et ceux qui sou­hai­tent orga­ni­ser une mar­che ou toute autre ini­tia­tive à res­pec­ter la volonté des pro­ches d’Adel qui est de ne rien faire, si ce n’est de les sou­te­nir dans cette ter­ri­ble épreuve ». Je sou­haite qu’il soit entendu comme Car­los Da Silva qui a déclaré qu’il était “urgent de trou­ver les voies de l’apai­se­ment”.

La réu­nion qui s’est tenue en Mai­rie en pré­sence de la pré­fète Josiane Che­va­lier, du Pro­cu­reur de la Répu­bli­que Eric Lal­le­ment, du Pré­fet à l’éga­lité des chan­ces Lio­nel Tar­let, du Direc­teur Aca­dé­mi­que de l’Edu­ca­tion Natio­nale, de notre Maire et de repré­sen­tants des asso­cia­tions est éga­le­ment posi­tive.

Je me féli­cite du ren­for­ce­ment des for­ces de police loca­les annoncé par Madame la Pré­fète.

Bien entendu la néces­saire répres­sion et les mesu­res de pré­ven­tion à court terme ne régle­ront pas les pro­blè­mes de nos quar­tiers. Les mesu­res spé­ci­fi­ques (la poli­ti­que de la ville) sont évi­dem­ment néces­sai­res mais ne suf­fi­ront pas.

La solu­tion ne vien­dra que de l’amé­lio­ra­tion de notre situa­tion éco­no­mi­que, en par­ti­cu­lier de la baisse du chô­mage, de la dif­fu­sion du savoir et de la cul­ture et d’un effort qui nous con­cerne tous pour pro­mou­voir une manière de vivre ensem­ble qui pri­vi­lé­gie la soli­da­rité et la paix et non la vio­lence.

C’est dire que la solu­tion ris­que d’être loin­taine.