D’abord, elle a per­mis de mon­trer que beau­coup d’habi­tants sont oppo­sés aux délé­ga­tions de Ser­vice public pro­po­sées par notre maire puis­que l’écra­sante majo­rité des votants (97 %) se sont pro­non­cés con­tre. Je me suis déjà exprimé sur ce blog con­tre ce pro­jet.

Mais cette “vota­tion” s’est dérou­lée dans une cer­taine con­fu­sion puisqu’il était dif­fi­cile de savoir, diman­che der­nier, qui orga­ni­sait réel­le­ment cette “vota­tion”.

Ren­sei­gne­ments pris auprès de res­pon­sa­bles du Parti Socia­liste et de EELV, je peux aujourd’hui indi­quer que ni les socia­lis­tes, ni les verts n’ont été asso­ciés à cette ini­tia­tive alors même qu’ils s’étaient clai­re­ment pro­non­cés con­tre le pro­jet de Jean-Pierre Bech­ter. J’avais d’ailleurs indi­qué sur ce blog que les élus d’oppo­si­tion avaient été una­ni­mes lors de l’avant-der­nier Con­seil com­mu­nau­taire à expri­mer leur désac­cord avec Jean-Pierre Bech­ter.

On me dira que les orga­ni­sa­teurs impor­tent peu si l’ini­tia­tive est utile. Cer­tes, mais elle a beau­coup perdu en ampleur à cause de la manière dont elle a été orga­ni­sée. Le nom­bre de votants aurait évi­dem­ment été beau­coup plus grand si tou­tes les for­ces poli­ti­ques d’oppo­si­tion avaient été mobi­li­sées. C’est le Prin­temps de Cor­beil-Esson­nes, à l’ini­tia­tive du Col­lec­tif orga­ni­sa­teur, qui est res­pon­sa­ble de cette situa­tion.

Je veux redire une fois de plus qu’une lutte comme celle que nous menons con­tre le pro­jet de délé­ga­tions de ser­vice public ne doit pas être ins­tru­men­ta­li­sée. Nous n’avons pas besoin de “coups de pub” ou d’ini­tia­ti­ves orga­ni­sées à la hâte. Nous devons avoir pour objec­tif de ras­sem­bler les per­son­nels mena­cés par le pro­jet, les usa­gers qui le désap­prou­vent, tou­tes les for­ces poli­ti­ques qui le com­bat­tent et bien entendu tous les citoyens que nous pou­vons con­vain­cre. Il y faut du temps, du désin­té­res­se­ment et de la patience.

Ce n’est pas le choix qu’ont fait les quel­ques mili­tants, con­vain­cus ou abu­sés, qui n’ont cher­ché dans cette lamen­ta­ble his­toire qu’à his­ser sur un petit pavois leur can­di­dat pour les pro­chai­nes élec­tions dépar­te­men­ta­les.

Les habi­tants de Cor­beil-Esson­nes méri­tent mieux que ces misé­ra­bles manoeu­vres poli­ti­cien­nes qui aident la droite locale.