Pen­dant une heure, devant quel­ques jour­na­lis­tes et quel­ques sou­tiens, Xavier Dugoin a pré­senté sa con­di­da­ture avec clarté et con­vic­tion. J’en retiens les points forts sui­vants.

Les can­di­dats et sup­pléants

Rap­pe­lons que le mode de scru­tin a changé. Le décou­page des can­tons a été modi­fié afin d’obte­nir des can­tons plus grands dotés de deux repré­sen­tants, un homme et une femme. La parité sera donc ainsi par­fai­te­ment res­pec­tée. Cha­que can­di­dat est doté d’un sup­pléant du même sexe.

M. Dugoin annonce donc sa can­di­da­ture avec Mme Anissa Leroy (Adjointe au Maire de Vil­labé, Char­gée des affai­res socia­les).

Il aura pour sup­pléant M. Syl­vain Dantu (adjoint au Maire de Cor­beil-Esson­nes) et Madame Leroy aura pour sup­pléante Julie Casa­nova (mili­tante asso­cia­tive et foot­bal­leuse à Lis­ses).

Les sou­tiens

M. Dugoin indi­que qu’il dis­pose du sou­tien de 3 mai­res du can­ton sur 4, les mai­res d’Echar­con (Gérard Ras­sier), de Lis­ses (Thierry Lafon) et de Vil­labé (Karl Dirat) mais qu’il ne deman­dera pas d’inves­ti­tu­res à l’UMP ou à l’UDI. Il indi­que se recon­naî­tre dans les valeurs de la droite et du cen­tre (méri­to­cra­tie, effort, éga­lité des chan­ces,…)

Le pro­gramme

Par­tant du prin­cipe que le Con­seil Géné­ral a man­qué d’ambi­tion, M. Dugoin pro­pose un redé­ploie­ment des cré­dits et indi­que quel­ques orien­ta­tions : aide aux com­mu­nes, aide à la for­ma­tion des jeu­nes en par­ti­cu­lier dans le domaine lin­guis­ti­que, aide aux retrai­tés atteints par la pré­ca­rité éner­gé­ti­que, aide aux asso­cia­tions.

Serge Das­sault

Xavier Dugoin le con­si­dère comme un com­pa­gnon de route et rap­pelle qu’il a tou­jours été à ses côtés. Abor­dant indi­rec­te­ment les affai­res qui ont entraîné de récen­tes mises en exa­men, il con­cède que la géné­ro­sité de Serge Das­sault aurait été mieux employée si elle avait été mise au ser­vice de la créa­tion d’emplois plu­tôt que d’aider des indi­vi­dus. Il rap­pelle cepen­dant le bilan excep­tion­nel, selon lui, de Serge Das­sault (sau­ve­tage d’Altis par exem­ple). Il affirme qu’il n’est vis à vis de notre ancien maire, ni en oppo­si­tion, ni en con­cur­rence.

Jean-Pierre Bech­ter

“Nous som­mes com­plé­men­tai­res” affirme Xavier Dugoin qui ne per­çoit aucune oppo­si­tion, ni aucune con­cur­rence avec l’actuel maire de notre ville.

“Le comp­toir d’un café est le par­le­ment du peu­ple” affirme-t-il citant Honoré de Bal­zac pour mar­quer sa proxi­mité avec les habi­tants.

Bruno Piriou

C’est pour Xavier Dugoin le “régio­nal de l’étape”, un pro­fes­sion­nel de la pol­ti­que hon­nête et engagé mais por­teur du “sys­tème Valls” dans lequel Cor­beil-Esson­nes est une ban­lieue d’Evry.

Le Front Natio­nal

Xavier Dugoin indi­que qu’il n’a rien con­tre les élec­teurs du FN mais que sa vision est dif­fé­rents de celle du Front Natio­nal dans deux domai­nes :
- l’iso­le­ment de notre pays. Qui peut pen­ser qu’il faut fer­mer les fron­tiè­res et aban­don­ner l’euro ?
- l’exclu­sion. Le FN adopte un logi­ciel du 19e siè­cle quand il opère des dis­tinc­tions par la race ou la cou­leur.

Le passé de Xavier Dugoin

Con­damné il y a 14 ans, M. Dugoin se com­pare à Alain Juppé. Il rap­pelle qu’il n’y a pas eu d’enri­chis­se­ment per­son­nel dans son affaire et que “un juge­ment ne fait pas l’homme”.

Les pré­si­den­ces du SIARCE et du SIRE­DOM

Xavier Dugoin indi­que qu’il compte les con­ser­ver s’il est élu, d’une part parce que la loi le per­met, d’autre part parce qu’il s’agit d’orga­nis­mes tech­ni­ques qui exi­gent rela­ti­ve­ment peu de temps.



Quel­ques com­men­tai­res

Le posi­tion­ne­ment de la can­di­da­ture de Xavier Dugoin n’est évi­dem­ment pas si sim­ple qu’il l’a affirmé ce matin. Il ne pourra tenir sa posi­tion de mili­tant de droite ne s’oppo­sant pas à Jean-Pierre Bech­ter et Serge Das­sault que si ceux-ci renon­cent à être pré­sents dans ces élec­tions, ce qui est peu pro­ba­ble.

Dans le con­texte éco­no­mi­que très con­traint, un redé­ploie­ment des cré­dits du Con­seil Géné­ral vers de nou­vel­les prio­ri­tés ne peut à mon sens s’ima­gi­ner qu’avec une dimi­nu­tion des cré­dits alloués actuel­le­ment dans dif­fé­rents domai­nes dont l’aide sociale.

Une droite répu­bli­caine pour­rait trou­ver sa place à côté des repré­sen­tants du sys­tème Das­sault à con­di­tion qu’elle con­damne clai­re­ment le clien­té­lisme et les métho­des déjà sanc­tion­nées par la jus­tice (annu­la­tion des élec­tion de 2008 par le Con­seil d’Etat) mais ce n’est pas la voie que sem­ble avoir choisi Xavier Dugoin et les siens. Si même il l’avait fait, son image publi­que, mar­quée par son passé, ne lui aurait pas per­mis d’incar­ner une droite morale, res­pec­tueuse de la démo­cra­tie.

Les can­di­da­tu­res de Xavier Dugoin et Anissa Leroy ajou­tent sans doute de l’inté­rêt aux pro­chai­nes élec­tions dépar­te­men­ta­les. Elles ne pour­raient cepen­dant faci­li­ter la tâche de la gau­che, qui sera très dif­fi­cile, que si celle-ci était capa­ble de s’unir.

On sait que ce n’est hélas pas la tra­di­tion locale même si, l’élec­tion pas­sée, Bruno Piriou vote depuis long­temps les bud­gets que pré­pare Car­los da Silva…

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