Pour­quoi nous, mili­tants du Front de Gau­che, ne rejoi­gnons-nous pas le Prin­temps de Cor­beil-Esson­nes ?

Il y a plu­sieurs mois, nous avons choisi de nous enga­ger au sein du Front de Gau­che en vue des pro­chai­nes élec­tions muni­ci­pa­les de Cor­beil-Esson­nes.

Avec des sen­si­bi­li­tés dif­fé­ren­tes, nous par­ta­gions la volonté de met­tre fin au sys­tème Das­sault-Bech­ter et d’élire une équipe muni­ci­pale capa­ble de réta­blir la démo­cra­tie locale et de mener une vraie poli­ti­que de gau­che au ser­vice de nos con­ci­toyens.

Nous ne nous recon­nais­sons pas dans le libé­ra­lisme main­te­nant assumé par Fran­çois Hol­lande et le Parti Socia­liste.

Depuis plu­sieurs mois, nous nous som­mes réu­nis et nous avons milité avec nos cama­ra­des du PCF et du Parti de Gau­che au sein du Front de Gau­che local.

Nous avons oeu­vré pour un large ras­sem­ble­ment à gau­che et au-delà avec Michel Nouaille comme tête de liste qui était à nos yeux le plus apte à bat­tre la droite.

Nous avons signé l’appel Cor­beil-Esson­nes, ville soli­daire et citoyenne comme plus de 130 Cor­beil-Esson­nois.

Nous avons regretté que Bruno Piriou quitte le Front de Gau­che pour créer l’asso­cia­tion Le prin­temps de Cor­beil-Esson­nes. Nous avons appelé ses adhé­rents à rejoin­dre l’appel des 130.

Devant l’entê­te­ment de Bruno Piriou et refu­sant de rajou­ter de la divi­sion à la divi­sion, Michel Nouaille a renoncé. Le Parti Com­mu­niste vient, à une voix près, de dési­gner Bruno Piriou comme sa tête de liste.

Nous regret­tons cette déci­sion qui nie le tra­vail fait en com­mun au sein du Front de Gau­che et con­forte ceux qui ont pré­féré agir en dehors de la stra­té­gie adop­tée natio­na­le­ment par leur parti ou qui ont pri­vi­lé­gié leur ave­nir per­son­nel plu­tôt que l’action col­lec­tive.

La divi­sion de la gau­che qui en résulte redonne des chan­ces à la droite au moment où la jus­tice la rat­trape.

Pro­fon­dé­ment déçus, nous ne renon­çons pas à nos idées.

Nous ne vou­lons pas cau­tion­ner des pra­ti­ques poli­ti­cien­nes peu démo­cra­ti­ques qui ne cons­ti­tuent pas une réponse cré­di­ble à la droite.

Nous ne sou­tien­drons col­lec­ti­ve­ment aucune liste.

Nous ne quit­tons pas le Front de Gau­che qui reste à nos yeux le meilleur moyen de met­tre la droite en échec.

Le 21 jan­vier 2014.

Dany Meyer, Michel Allard, Danièle Ridou, Nicole Méresse, Claude Com­bris­son, Claude Hardy, Danielle Lhos­tis, Yves Lhos­tis, Syl­vain Renard, Michèle Sic­sic, Gisèle Sau­vage, Anne Cou­lon, Bar­bara Polo, Auré­lien Ols­zewski, Jeanne Bor­de­let-Defro­court.

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