Il n’est de l’inté­ret de per­sonne, sauf de la droite, que cette cam­pa­gne dérape. Ayant ren­con­tré de nom­breux cama­ra­des et ayant dia­lo­gué avec Car­los Da Silva et Michel Nouaille, je vou­drais don­ner cal­me­ment mon avis (Il est dif­fi­cile actuel­le­ment de réu­nir des assem­blées Géné­ra­les ou des bureaux pour avoir des avis col­lec­tifs)

Je le ferai en répon­dant à six ques­tions.

1. Que pen­ser après l’atta­que du local du Parti Socia­liste ?

La des­truc­tion de la vitrine du local de Car­los Da Silva qui sert éga­le­ment de per­ma­nence à Manuel Valls, notre député, a fait l’objet d’une con­dam­na­tion una­nime, au moins à gau­che, dont je me réjouis. En ce qui nous con­cerne, Michel Nouaille et moi étions pré­sents sur place dès que l’évé­ne­ment a été connu pour affir­mer notre soli­da­rité. Michel s’est éga­le­ment exprimé avec clarté dans les médias.

2. Car­los da Silva est-il fondé à se plain­dre “des pro­pos inju­rieux et dif­fa­ma­toi­res tenus à (son) encon­tre et à celle de notre Député, Manuel Valls, par un sup­por­ter de la liste du PCF et de l’extrême gau­che” ?

Oui, un tract com­por­tant des pro­pos inac­cep­ta­bles a bien été dif­fusé sans l’accord de Michel Nouaille ni des mem­bres de son Comité de cam­pa­gne. Il importe peu que ce tract émane bien de son signa­taire ou qu’il s’agisse d’une mani­pu­la­tion, son con­tenu est con­dam­na­ble. Je pré­cise en par­ti­cu­lier que Manuel Valls, élu de la Répu­bli­que, est bien entendu le bien­venu dans mon quar­tier de Mont­con­seil comme d’ailleurs tous les élus répu­bli­cains car je con­damne pour ma part, tout sec­ta­risme et tout com­mu­nau­ta­risme.

Pré­ci­sons tout de même que notre liste n’est pas une liste “du PCF et de l’extrême gau­che” mais qu’elle regroupe autour de 5 orga­ni­sa­tions, de nom­breux mili­tants non encar­tés de sen­si­bi­li­tés diver­ses.

J’ajoute enfin que nous déve­lop­pons la plus extrême vigi­lance pour qe des faits ana­lo­gues ne se repro­dui­sent pas.

3. Existe-t-il un lien entre le tract en cause et l’atta­que de la Per­ma­nence de nos cama­ra­des ?

Rien ne per­met de l’affir­mer et ce serait faire un amal­game mal­hon­nête que de lier les deux faits pour insi­nuer l’idée que nous pour­rions être, ne serait-ce que par­tiel­le­ment, res­pon­sa­bles d’un acte que nous réprou­vons car il est con­traire à tou­tes nos valeurs.

4. Qui a inté­rêt à déve­lop­per la vio­lence et à atti­ser les divi­sions de la gau­che ?

C’est évi­de­ment la droite et nous ne devons pas tom­ber dans ce piège. La seule manière de bat­tre Serge Das­sault et tout ce qu’il repré­sente c’est que la gau­che et tous les démo­cra­tes se retrou­vent unis au second tour.

5. L’émo­tion de cer­tains habi­tants de Cor­beil-Esson­nes et en par­ti­cu­lier de beau­coup de jeu­nes de nos quar­tiers après les décla­ra­tion récen­tes de Manuel Valls est-elle saine et com­pré­hen­si­ble ?

Oui, Quand Manuel Valls demande en riant qu’on rajoute “quel­ques blancs, quel­ques white, quel­ques blan­cos” dans une bro­cante, il ne doit pas s’éton­ner de sus­ci­ter des réac­tions même s’il a pu esti­mer que cer­tai­nes étaient exces­si­ves.

Faouzi Lam­daoui lui-même, mem­bre du con­seil natio­nal du PS et ancien secré­taire natio­nal à l’éga­lité a parlé de “déra­page scan­da­leux”. Il a déclaré : “La con­fu­sion, volon­taire ou pas, entre la mixité sociale et l’ori­gine des habi­tants de la ville ne l’honore pas”, Il a estimé que la décla­ra­tion de Manuel Valls “con­forte des thè­ses chè­res à l’extrême droite qui prône une hié­rar­chie absurde entre les ‘races’” et ajoté “Je rap­pelle à Manuel Valls, lui-même issu de l’immi­gra­tion, que la pro­blé­ma­ti­que des ghet­tos est de nature éco­no­mi­que et sociale et n’a donc rien à voir avec la cou­leur de peau de leurs habi­tants”,

6. Que faire main­te­nant ?

Michel Nouaille et les mem­bres de notre liste ont eu lors de ces der­niers évé­ne­ments une atti­tude irré­pro­cha­ble con­forme à leurs valeurs. Je sou­haite pour ma part que tous les mili­tants, quelle que soit leur sen­si­bi­lité fasse preuve de sang-froid et de calme. Nous devons nous con­cen­trer sur le seul objec­tif qui vaille, met­tre fin au sys­tème Das­sault dans notre ville. Nous n’avons qu’un adver­saire : la droite.

Les décla­ra­tions de Faouzi Lam­daoui