Le blog de Sylvain Renard

Keyword - Tarterêts

Un policier blessé aux Tarterêts

J’apprends qu’un poli­cier a été blessé la nuit der­nière aux Tar­te­rêts. Il a reçu des coups de poing et une pierre sur la tête alors qu’il ten­tait d’inter­pel­ler des ven­deurs de dro­gue.

Je lui exprime ma soli­da­rité ainsi qu’à ses col­lè­gues et lui sou­haite un bon et rapide réta­blis­se­ment.

Il est néces­saire que les habi­tants con­dam­nent clai­re­ment les agres­sions con­tre la police qui sont hélas fré­quen­tes dans notre ville et qu’ils aident la police dans son tra­vail.

Ces inci­dents, inac­cep­ta­bles en eux-même, con­tri­buent aussi à la mau­vaise répu­ta­tion de notre ville et ren­dent plus dif­fi­cile la vie de la grande majo­rité des jeu­nes qui n’ont rien à voir avec la délin­quance.

Contre la violence...

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J’ai par­ti­cipé cet après-midi à la mar­che orga­ni­sée dans le quar­tier des Tar­te­rêts par un col­lec­tif d’asso­cia­tions. Il s’agis­sait de mani­fes­ter le refus de la vio­lence et le sou­hait de la popu­la­tion de vivre en paix.

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A propos d'un débat

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Nous étions 25 jeudi soir, réu­nis à l’ini­tia­tive de l’Uni­ver­sité Popu­laire Seine-Essonne, pour dis­cu­ter des rap­ports entre les citoyens et la police.

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Une situation intolérable.

Je n’ai que peu de temps pour inter­ve­nir sur ce blog car j’ai le plai­sir d’ani­mer actuel­le­ment une for­ma­tion de chef de pro­jet à l’IESA (Ins­ti­tut d’Etu­des Supé­rieu­res des Arts) mais les évé­ne­ments qui se dérou­lent aux Tar­te­rêts sont gra­ves et into­lé­ra­bles.

J’éprouve d’abord de la tris­tesse en appre­nant qu’une petite fille est actuel­le­ment dans le coma à la suite des inci­dents d’avant-hier et de la com­pas­sion pour elle et sa famille.

L’enquête dira si une erreur a été com­mise par la police.

Mais on ne peut s’en tenir là et se ser­vir de ce drame pour con­dam­ner la police et jus­ti­fier ou excu­ser les agis­se­ments des délin­quants qui ont main­te­nant pris l’habi­tude de har­ce­ler les fonc­tion­nai­res de police qui font leur tra­vail aux Tar­te­rêts.

Cer­tes, comme tous les fonc­tion­nai­res, ils peu­vent être cri­ti­qués, ils doi­vent accep­ter que leurs métho­des soient mises en cause, que leur action soit sou­mise au débat démo­cra­ti­que mais rien ne peut jus­ti­fier les vio­len­ces dont ils sont les habi­tuel­les vic­ti­mes.

J’ajoute que les délin­quants et les cri­mi­nels qui sont à l’ori­gine de ces inci­dents agis­sent clai­re­ment con­tre leur quar­tier et dans le seul inté­rêt de leurs tra­fics. Ils ren­dent la vie impos­si­ble aux habi­tants qui dans leur immense majo­rité n’aspi­rent qu’à vivre en paix et il ren­dent impos­si­ble le désen­cla­ve­ment et le déve­lop­pe­ment éco­no­mi­que de la zone.

Après de nom­breux poli­ciers, c’est main­te­nant une fillette du quar­tier qui est la vic­time inno­cente des affron­te­ments qui sont deve­nus mon­naie cou­rante dans le quar­tier. Nous ne pou­vons nous rési­gner à cette situa­tion.

La muni­ci­pa­lité peut et doit aider les jeu­nes à cons­truire leur ave­nir en ne les con­si­dé­rant pas comme des citoyens de seconde zone qu’on achète ou qu’on méprise. Elle peut aider la vie asso­cia­tive à se déve­lop­per, elle peut refaire appel à des édu­ca­teurs de rue, elle peut accom­pa­gner la réno­va­tion urbaine de l’action sociale qui lui man­que.

Mais les habi­tants du quar­tier ont aussi un rôle à jouer. Ils doi­vent entou­rer les fau­teurs de trou­bles de leur ferme répro­ba­tion et aider la police à les met­tre hors d’état de nuire.

Le déve­lop­pe­ment du quar­tier des Tar­te­rêts et l’amé­lio­ra­tion du sort de ses habi­tants passe par le réta­blis­se­ment de l’ordre répu­bli­cain.

Incendie à la Mairie annexe des Tarterêts

J’apprends qu’un incen­die cri­mi­nel a détruit ce matin la Mai­rie des Tar­te­rêts.

Qua­tre hom­mes cagou­lés ont fait sor­tir les deux employés avant de met­tre le feu aux locaux. L’incen­die était maî­trisé à 11 h 15 sans avoir causé de dégats aux locaux voi­sins (média­thè­que et crê­che).

Je tiens d’abord à appor­ter toute ma sym­pa­thie aux employés muni­ci­paux qui ont été témoins de cet acte et qui sont évi­dem­ment cho­qués par cet évé­ne­ment.

Cet incen­die est un nou­veau coup dur pour le quar­tier. J’espère que ses auteurs seront rapi­de­ment arrê­tés et tra­duits devant la jus­tice.

Il est néces­saire que les mobi­les des incen­diai­res soient recher­chés et que les vio­len­ces ces­sent dans ce quar­tier où l’ordre répu­bli­cain doit régner.

Cet acte, qui s’ajoute aux nom­breu­ses vio­len­ces com­mi­ses dans ce quar­tier, en par­ti­cu­lier con­tre la police, n’est évi­de­ment pas de nature à remet­tre en cause le tra­vail que j’effec­tue avec beau­coup d’autres, pour aider les habi­tants des Tar­te­rêts qui ont le droit de vivre en paix et qui souf­frent plus que d’autres des iné­ga­li­tés socia­les.

Tarterêts : agression intolérable

J’apprends ce matin l’agres­sion dont ont été vic­ti­mes des poli­ciers hier dans le quar­tier des Tar­te­rêts.

Ceux qui com­met­tent de tels délits agis­sent con­tre notre ville et ses habi­tants. Ils doi­vent être arrê­tés et tra­duits devant la jus­tice.

J’exprime ma soli­da­rité avec les fonc­tion­nai­res de police qui ont été agres­sés. Je sou­haite en par­ti­cu­lier un prompt réta­blis­se­ment à ceux qui ont été bles­sés.

Tarterêts : combattre la délinquance

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Les évé­ne­ments sur­ve­nus hier au soir aux Tar­te­rêts sont navrants. Des poli­ciers ont été pris à par­tie, sem­ble-t-il de manière pré­mé­di­tée. Un homme a d’abord refusé de se sou­met­tre à un con­trôle d’iden­tité et a agressé les poli­ciers avec un mar­teau. Des dizai­nes de jeu­nes, le visage dis­si­mulé, ont alors lancé des pro­jec­ti­les. 5 fonc­tion­nai­res, dont une femme ont été bles­sés.

Je con­nais bien les dif­fi­cul­tés que ren­con­trent les habi­tants des Tar­te­rêts mais il doit être clair que ces vio­len­ces n’appor­te­ront aucune solu­tion et ren­dront au con­traire la situa­tion plus dif­fi­cile. Il est impor­tant que tout ceux qui veu­lent vivre en paix, con­dam­nent les agis­se­ments qui ont eu lieu et aident la police à arrê­ter les délin­quants en cause.

Ces évé­ne­ments me four­nis­sent l’occa­sion de rap­pe­ler que le patient tra­vail de pré­ven­tion qui doit être mené dans un quar­tier comme celui des Tar­te­rêts, que je ne dis­so­cie pas de la lutte pour la jus­tice sociale, ne s’oppose pas à la répres­sion de la délin­quance. Bien au con­traire, le tra­vail d’édu­ca­tion, de recons­truc­tion du lien social et d’amé­lio­ra­tion des con­di­tions de vie passe par la mise hors d’état de nuire des délin­quants.

Ce n’est pas parce que la délin­quance s’expli­que par des cau­ses socia­les et par les poli­ti­ques sui­vies depuis des décen­nies que les actes comme ceux d’hier soir sont moins con­dam­na­bles. Il serait bon que les élus et orga­ni­sa­tions de gau­che le rap­pel­lent clai­re­ment.

Je tiens aussi à expri­mer ma soli­da­rité aux fonc­tion­nai­res de police bles­sés hier au soir.