« Un vent mau­vais souf­fle sur le monde ».

« Il ne faut jamais déses­pé­rer de cette his­toire déses­pé­rante ».

Deux phra­ses for­tes de Mme Chris­tiane HES­SEL lors d’un débat avec un jeune israé­lien de 20 ans ayant refusé de faire son ser­vice mili­taire (et qui pour cela sort au total de 90 jours de pri­son) et un jeune pales­ti­nien qui lutte avec sa géné­ra­tion pour la jus­tice, l’éga­lité des droits, par­fois en incom­pré­hen­sion avec leurs parents et l’oppo­si­tion de « l’auto­rité Pales­ti­nienne ».

Débat pas­sion­nant qui mon­tre à la fois erreurs, les échecs, les renon­ce­ments des « gran­des nations », l’impuis­sance de l’ONU à faire appli­quer les droits uni­ver­sels et les pers­pec­ti­ves d’un ave­nir com­mun pos­si­ble, esquissé, espéré, à con­di­tion que l’éga­lité des droits soit assu­rée pour tou­tes et tous.

1917 : il y a 100 ans la Grande Bre­ta­gne et la France se par­ta­geaient le Pro­che et le Moyen Orient (accord de Bal­four) avec les con­sé­quen­ces dra­ma­ti­ques en cas­cade pour les Pales­ti­niens, les peu­ples de la région et la paix du monde.

1947 : plan de par­tage de la Pales­tine voté par l’ONU en néga­tion des droits du peu­ple Pales­ti­nien. L’occi­dent se redon­nait bonne cons­cience sur « le dos d’un peu­ple ».

1967 : la guerre assure l’occu­pa­tion de la Pales­tine par Israël, situa­tion qui per­dure aujourd’hui par-delà les accords d’Oslo qui ont seu­le­ment per­mis à Israël de se déchar­ger du main­tien de l’ordre sur l’Auto­rité Pales­ti­nienne avec pour con­sé­quence sa perte de légi­ti­mité aux yeux de la popu­la­tion, en par­ti­cu­lier de la jeu­nesse.

Quel­les res­pon­sa­bi­li­tés de la Grande Bre­ta­gne et de la France dans ce désas­tre qui prive un peu­ple de ses droits, qui explose le Pro­che et le Moyen orient, qui menace la paix mon­diale !

2017, une année qui néces­site de reve­nir sur les cau­ses des dra­mes, des souf­fran­ces et qui devrait « obli­ger » la France, au regard de ses res­pon­sa­bi­li­tés à pren­dre des ini­tia­ti­ves for­tes, par exem­ple en obte­nant la sus­pen­sion de l’accord d’asso­cia­tion « Union Euro­péenne-Israël » du seul fait du non-res­pect par cet Etat, des droits de l’homme, et de sa poli­ti­que de colo­ni­sa­tion inter­dite par les trai­tés inter­na­tio­naux.

« Ne jamais déses­pé­rer de cette his­toire déses­pé­rante », c’est par ces mots que Mme Chris­tiane HES­SEL a con­clu ce débat, après que les 2 jeu­nes, Israé­lien et Pales­ti­nien, aient esquissé devant les par­ti­ci­pants par­ti­cu­liè­re­ment con­cen­trés, un ave­nir com­mun à éga­lité de droits dans un Etat nou­veau, un Etat espéré…. à cons­truire.

For­mi­da­ble appel à pour­sui­vre la soli­da­rité avec les Pales­ti­niens (cam­pa­gne B.D.S., coo­pé­ra­tion édu­ca­tive, cul­tu­relle, sou­tien aux pri­son­niers, cam­pa­gne pour la libé­ra­tion des élus empri­son­nés dont celle de Mar­wan Bar­ghou­thi, député con­damné à la pri­son à vie) et avec les mou­ve­ments pro­gres­sis­tes israé­liens (les « refuz­niks » : une cen­taine cha­que année), et ceux qui dénon­cent au péril de leur sécu­rité la poli­ti­que de colo­ni­sa­tion de leur Etat.

« Un vent mau­vais souf­fle sur le monde »

C’est par ces mots que Mme Chris­tiane HES­SEL avait intro­duit son pro­pos en aler­tant sur le dan­ger d’un « nou­veau fas­cisme » s’ins­tal­lant aux USA, en Hon­grie, en Autri­che…en Israël : un Etat qui con­çoit la vio­lence vis-à-vis des Pales­ti­niens comme le seul moyen pour assu­rer sa sécu­rité, qui prive les Pales­ti­niens de leur terre, de leurs droits, bafoue quo­ti­dien­ne­ment leur dignité. Une poli­ti­que incul­quée dès le plus jeune âge dans de nom­breu­ses école par le minis­tère israé­lien de l’Edu­ca­tion, comme l’a si dou­lou­reu­se­ment mon­tré le docu­men­taire « This IS MY LAND » pro­jeté en ouver­ture de ces « 8h pour la Pales­tine » ven­dredi soir. Et Mme Chris­tiane HES­SEL d’aler­ter  : « un nou­veau fas­cisme dont la France n’est pas par nature pro­té­gée ».

Appel à la vigi­lance, à la soli­da­rité, à l’exi­gence de la recon­nais­sance des droits du peu­ple Pales­ti­nien avec au cœur la phrase du grand poète Pales­ti­nien Mamoud Dar­wich : « il n’y a pas de lumière sous le soleil sans la lumière du cœur ».

Cette lumière brillait dans le cœur des 2 jeu­nes, Pales­ti­nien et Israé­lien dia­lo­guant avec Mme Chris­tiane HES­SEL : un moment très fort de ces « 8h pour la Pales­tine » et qui illus­trait sa con­clu­sion de « ne jamais déses­pé­rer de cette his­toire déses­pé­rante ».

La soi­rée se con­clut par un con­cert de Moha­med NAJEM (cla­ri­nette et flute) et Yous­sef ZAYED (oud), nous fai­sant voya­ger à tra­vers la diver­sité de la cul­ture du Pro­che et Moyen Orient.

Cette édi­tion 2016 s’est pour­sui­vie diman­che, au cinéma Arcel à Cor­beil-Esson­nes avec la pro­jec­tion de deux films (le Temps qu’il reste de Elia SULEI­MAN et Dégradé de ARAB et Tar­zan NAS­SER).

Pour cel­les et ceux qui sou­hai­te­raient par­ti­ci­per en actes à la soli­da­rité avec le peu­ple Pales­ti­nien et les pro­gres­sis­tes Israé­liens, rejoi­gnez l’asso­cia­tion « L’Oli­vier », mem­bre de l’asso­cia­tion « France Pales­tine Soli­da­rité ».

Michel Nouaille

Vous pou­vez pren­dre con­tact avec l’Oli­vier en com­men­tant cet arti­cle (votre réponse ne sera pas publiée)

Retour en ima­ges sur l’évé­ne­ment (pho­tos Michel Nouaille et Syl­vain Renard)

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