Je ne regrette pas ces com­bats mais j’ai tou­jours res­pecté l’homme. Très intel­li­gent, sin­cère, mili­tant acharné, il méri­tait le res­pect et l’estime.

Le temps a passé. J’ai par­fois pensé que la deuxième gau­che aurait peut-être mieux fait, à cer­tains égards, que la pre­mière qui a lar­ge­ment trahi nos espoirs et la guerre que Fran­çois Mit­ter­rand a mené con­tre Michel Rocard n’était pas seu­le­ment une guerre d’idées mais aussi une guerre de pou­voir.

Pour ces rai­sons et pour d’autres (Miche Rocard, c’est aussi notre jeu­nesse), j’ai été très triste d’appren­dre sa dis­pa­ri­tion.

J’adresse à tous ceux qui l’aimaient mes sin­cè­res con­do­léan­ces et je par­tage leur tris­tesse.

michel.jpg Jean-Pierre Che­vè­ne­ment, Michel Rocard, Lion­nel Jos­pin, Lau­rent Fabius et Pierre Mau­roy à ce même con­grès de 1985 (Photo S.R.)