Il est clair aujourd’hui que le pro­jet du gou­ver­ne­ment est rejeté par une majo­rité de fran­çais. Qu’on s’inté­resse aux pri­ses de posi­tion des orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les ou de jeu­nesse, à ce qu’expri­ment les très nom­breux ras­sem­ble­ments qui se sont dérou­lés aujourd’hui ou même aux son­da­ges d’opi­nion, le ver­dict est le même : les fran­çais ne veu­lent pas de ce pro­jet mal nommé du nom de celle qui ne l’a pas écrit et qui, à regret sem­ble-t-il, tente d’en assu­rer l’après-vente ou seu­le­ment à vrai dire la vente à ceux qui n’en veu­lent pas. Le patro­nat lui même, un ins­tant inté­ressé (à juste titre tant le pro­jet lui fai­sait la part belle), a fini par ne plus sou­te­nir un pro­jet trop peu inté­res­sant pour lui après les recu­la­des gou­ver­ne­men­ta­les .

Je ne suis pas de ceux qui sont, par prin­cipe, opposé à la flexi-sécu­rité. C’est un mode d’orga­ni­sa­tion du tra­vail, qui pré­sente des avan­ta­ges et des incon­vé­nients, sur lequel il n’était pas absurde d’ini­tier un débat démo­cra­ti­que mais jamais le pro­jet en dis­cus­sion n’a pro­posé une véri­ta­ble flexi-sécu­rité qui demande que de nou­veaux droits sub­stan­tiels soient don­nés aux tra­vailleurs en échange de ceux qu’ils aban­don­nent (on pou­vait pen­ser par exem­ple à une aug­men­ta­tion impor­tante de la durée d’indem­ni­sa­tion du chô­mage et à une réforme sérieuse de la for­ma­tion per­ma­nente).

Le gou­ver­ne­ment a perdu une occa­sion de réforme accep­tée et utile. Qu’il per­siste, et il n’est pas cer­tain qu’il le puisse, et de nom­breux jeu­nes auront fait leusr pre­miè­res “manifs” grâce à Fran­çois Hol­lande et leur parents se seront écar­tés encore plus d’un gou­ver­ne­ment depuis long­temps impo­pu­laire. Qu’il aban­donne son pro­jet (c’est ce que je sou­haite) et cette affaire res­tera comme un échec cui­sant dû à une série d’erreurs poli­ti­ques.

Une chose m’a frap­pée, c’est l’insis­tance mise par le gou­ver­ne­ment et le Pré­si­dent de la Répu­bli­que à pré­sen­ter leurs dif­fi­cul­tés comme un pro­blème de “péda­go­gie”. Il fal­lait nous a-t-on répété sur tous les tons, “mieux expli­quer” une loi qui ne pou­vait qu’être utile et béné­fi­que pour tous. Cette atti­tude a bra­qué beau­coup de jeu­nes et elle a exas­péré de nom­breux fran­çais, y com­pris ceux qui comme moi sont prêts à exa­mi­ner avec sérieux les pro­po­si­tions qui nous sont fai­tes.

Disons le clai­re­ment, nous ne som­mes pas les enfants de Manuel Valls, ni les élè­ves du pro­fes­seur Hol­lande. Beau­coup de jeu­nes et de moins jeu­nes ont par­fai­te­ment com­pris ce que pro­pose Myriam, Manuel, Emma­nuel et les autres et c’est jus­te­ment parce qu’ils l’ont com­pris, qu’ils lut­tent pour le retrait de la loi.

Il serait juste et con­forme à la démo­cra­tie qu’ils soient enfin enten­dus.

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