Après les résul­tats de ce pre­mier tour de scru­tin je tiens d’abord à remer­cier nos can­di­dats Marie-Hélène Bacon, Jac­ques Picard, Irène Magini et Car­los Da Silva qui ont fait une excel­lente cam­pa­gne et tous les mili­tants avec qui j’ai eu plai­sir à défen­dre les idées de la gau­che et des éco­lo­gis­tes pour notre can­ton.

Il y a des jours où l’on aime­rait s’être trompé. Mal­heu­reu­se­ment, ce que je crai­gnais ven­dredi der­nier s’est avéré juste hier. Bruno Piriou, homme de gau­che, a été, une nou­velle fois, l’homme de la Droite en empê­chant son camp d’être pré­sente au second tour.

On peut retour­ner les chif­fres dans tous les sens, Bruno Piriou peut affir­mer dans un demi-aveu qu’il n’est pas “le seul fau­tif”, reste un fait indé­nia­ble. Si le Con­seiller Géné­ral sor­tant n’avait pas refusé le ras­sem­ble­ment de toute la gau­che au pre­mier tour, elle serait pré­sente diman­che pro­chain avec de bon­nes chan­ces de l’empor­ter (les deux lis­tes de gau­che tota­li­sent plus de 39 % des voix).

Beau­coup de Cor­beil-Esson­nois, y com­pris du Front de Gau­che, ont com­pris le dan­ger puis­que Saliha Bar­kat et Bruno Piriou arri­vent net­te­ment der­rière Marie-Hélène Bacon et Jac­ques Picard (17,6 % con­tre 21,7 %) mais la pous­sée du Front Natio­nal, pré­vi­si­ble et annon­cée, lui per­met de se retrou­ver face aux can­di­dats du sys­tème Das­sault au second tour.

La res­pon­sa­bi­lité du Parti Com­mu­niste Fran­çais, qui a financé et sou­tenu des can­di­dats qui ne por­taient même pas ses cou­leurs est énorme. J’appelle ses res­pon­sa­bles locaux et fédé­raux à en tirer sans délai tou­tes les con­sé­quen­ces per­son­nel­les et poli­ti­ques que leur erreur stra­té­gi­que impose.

Après les élec­tions muni­ci­pa­les, Jean-Pierre Bech­ter avait remer­cié Bruno Piriou en Con­seil Muni­ci­pal en recon­nais­sant qu’il était maire grâce à lui. Il pourra dans un pro­chain Con­seil le remer­cier à nou­veau pour lui avoir per­mis d’être Con­seiller Dépar­te­men­tal avec Corinne Varin à moins, je n’ose l’espé­rer, que Bruno Piriou ait le cou­rage de tirer les con­sé­quen­ces per­son­nel­les de ses erreurs…