Sanc­tion­ner Hol­lande et Valls ?

Beau­coup de nos con­ci­toyens expri­ment avec vigueur leur méfiance vis à vis de la poli­ti­que en géné­ral ainsi que leur décep­tion vis à vis de la poli­ti­que gou­ver­ne­men­tale. Ils sou­hai­tent expri­mer leur mécon­ten­te­ment en s’abs­te­nant le 22 mars ou en votant pour le Front Natio­nal.

Les nom­breu­ses affai­res qui ont impli­qué des hom­mes et des fem­mes de gau­che comme de droite don­nent en effet une image bien som­bre de notre per­son­nel poli­ti­que et je suis en désac­cord avec beau­coup d’aspects de la poli­ti­que gou­ver­ne­men­tale.

Tout le pro­blème est de savoir quel­les con­clu­sions on tire de ces cons­ta­ta­tions.

Résou­dra-t-on les pro­blè­mes de la société fran­çaise et de sa classe poli­ti­que en s’abs­te­nant ou en votant pour le Front Natio­nal ? Il faut essayer, disent cer­tains à pro­pos du FN. L’His­toire nous a appris le coût de ces essais déses­pé­rés et les souf­fran­ces qui en résul­tent pour ceux qui ont cru les dis­cours déma­go­gi­ques de l’extrême droite.

J’entends -avec tris­tesse, mais j’entends- ceux qui trou­vent dans le dis­cours du Front Natio­nal, un écho à leurs préoc­cu­pa­tions, à leurs angois­ses et en fin de compte les répon­ses sim­ples qui leur con­vien­nent.

Je pense, comme Michel Rocard l’a dit autre­fois, que le Front Natio­nal pose par­fois les bon­nes ques­tions (sinon pour­quoi serait-il entendu ?) mais je ne crois pas à ses répon­ses. Ni à cel­les qu’il énonce parce qu’on ne bâtira pas une société plus juste en oppo­sant les fran­çais les uns aux autres et en oppo­sant les fran­çais aux immi­grés. Ni à cel­les qu’il n’énonce pas mais qu’il appli­que­rait car je suis per­suadé que les solu­tions de haine, de racisme et d’exclu­sion qu’expri­ment cer­tains de ses can­di­dats à côté du dis­cours bien huilé de leurs lea­ders expri­ment non l’impensé mais les pen­sées pro­fon­des du mou­ve­ment.

Il faut donc voter et voter uti­le­ment.

L’élec­tion de Jean-Pierre Bech­ter et sa co-lis­tière ne ferait que con­so­li­der le clien­té­lisme que je com­bats et j’ai du mal à ima­gi­ner que les élec­teurs de la droite répu­bli­caine que je res­pecte se retrou­vent dans un grand bour­geois hyper fri­qué et son employé.

J’entends bien que cer­tains réfu­tent toute notion de vote utile, se réfu­giant dans la tran­quille assu­rance de leur bonne cons­cience. Mais peut-on vrai­ment dire qu’une ges­tion de droite du Con­seil Géné­ral serait la même que celle qui a été menée par la gau­che ?

Au demeu­rant, le Parti Socia­liste ne pourra se pré­va­loir de tou­tes les voix qui se seront por­tées sur les lis­tes d’union comme celle de notre can­ton, ni igno­rer le mécon­ten­te­ment qui s’exprime à juste titre con­tre la poli­ti­que gou­ver­ne­men­tale.

Piriou, Il est devenu fou ?

” Piriou, il est devenu fou ?” me disait l’autre jour un Cor­beil-Esson­nois sur le mar­ché des Tar­te­rêts. Une ques­tion per­ti­nente puis­que notre can­di­dat sor­tant a refusé d’être can­di­dat de la majo­rité de gau­che comme on le lui a pro­posé. J’avais annoncé que je vote­rais pour lui dans cette éven­tua­lité.

Bruno Piriou a pré­féré l’aven­ture per­son­nelle. Com­mu­niste hon­teux qui ne se réclame sur aucun docu­ment du parti qui le finance, il a voté tous les bud­gets éla­bo­rés par Car­los Da Silva et vou­drait aujourd’hui nous don­ner des leçons de Gau­che ! Il est bien mal placé pour le faire, d’autant qu’il est un des res­pon­sa­bles des échecs suc­ces­sifs de la gau­che à Cor­beil-Esson­nes.

“Je vous remer­cie Mon­sieur Piriou, sans vous je ne serais pas là” disait Jean-Pierre Bech­ter lors d’un récent Con­seil muni­ci­pal. Ceux qui vote­ront pour le can­di­dat du Prin­temps pren­dront le ris­que que notre maire puisse à nou­veau remer­cier son habi­tuel con­cur­rent.

Parce qu’il s’est isolé d’une bonne par­tie de la gau­che, y com­pris de beau­coup de ses cama­ra­des com­mu­nis­tes et de beau­coup de par­ti­sans du Front de gau­che, Bruno Piriou nuit une fois plus au ras­sem­ble­ment de toute la gau­che et à sa vic­toire.

Idiot utile, comme le sug­gé­rait Lau­rent Char­tier croyant citer Lénine ? Sans doute. Homme de gau­che ? Assu­ré­ment mais il ne suf­fit pas d’être un homme de gau­che pour ne pas être, l’espace d’une élec­tion ou deux, l’homme de la droite !

Xavier Dugoin : les bon­nes et les mau­vai­ses rai­sons

J’entends beau­coup de cri­ti­ques sur la can­di­da­ture de Xavier Dugoin. Elles sont jus­ti­fiées quand elles por­tent sur ses pro­po­si­tions qui sont tout sim­ple­ment de droite mais elles ne le sont pas quand elles sont inju­rieu­ses ou qu’elle par­tent du prin­cipe qu’un con­damné, comme Xavier Dugoin l’a été, ne devrait pas pou­voir être can­di­dat.

Lut­tant pour la réin­ser­tion de tous les déte­nus avec l’asso­cia­tion que je pré­side, je ne peux accep­ter qu’on repro­che éter­nel­le­ment à un homme les faits pour les­quels il a “payé sa dette” comme on dit. C’est curieux comme à gau­che, on tient de grands dis­cours sur la réin­ser­tion des déte­nus sans jamais y met­tre les moyens néces­sai­res et en étant inca­pa­bles de res­pec­ter ceux, qui pré­ci­sé­ment, se sont réin­sé­rés.

Com­bat­tons les idées de Xavier Dugoin et de ses amis mais res­tons sur le ter­rain de la poli­ti­que !

Nos can­di­dats pour refu­ser l’aven­ture

Une cam­pa­gne élec­to­rale, c’est aussi une petite aven­ture humaine, des hom­mes et des fem­mes qui se ras­sem­blent pour pro­mou­voir ceux qu’ils ont choisi pour les repré­sen­ter.

Les can­di­dats du can­ton de Cor­beil-Esson­nes qui se pré­sen­tent pour la gau­che ras­sem­blée ne sont pas des “pro­fes­sion­nels” de la poli­ti­que, mais des mili­tants qui don­nent en ce moment tout leur temps libre pour con­ser­ver le Con­seil Géné­ral à la gau­che.

J’ai con­fiance en Marie-Hélène Bacon et Jac­ques Picard que je con­nais bien. Je ne suis pas d’accord avec eux sur tous les points (l’une est socia­liste et l’autre vert !) mais je pense qu’ils nous repré­sen­te­ront au Con­seil dépar­te­men­tal avec hon­nê­teté.

N’oublions pas que nous ne par­tons pas de rien. Depuis de nom­breu­ses années le Con­seil géné­ral de l’Essonne est de Gau­che et d’une gau­che variée pour ne pas dire plu­rielle (PS, PCF, EELV) qui a fait une bonne poli­ti­que que je n’entends pres­que jamais remet­tre en cause, tout sim­ple­ment parce qu’elle était bonne.

Qu’il s’agisse de la par­ti­ci­pa­tion de 50 à 100 % du prix des repas dans le col­lè­ges, du sou­tien à 2 600 asso­cia­tions, des pré­ser­va­tifs gra­tuits pour les 16-18 ans qui ont la carte jeune, des 200 ton­nes de déchets ramas­sés dans le cadre de l’opé­ra­tion “Essonne verte, Essonne pro­pre”, de l’entre­tien de nos 1 400 km de rou­tes dépar­te­men­ta­les ou encore de l’aide sociale avec 166 000 esson­niens accueillis dans les 21 mai­sons des soli­da­ri­tés, le bilan est sérieux et per­met d’amor­tir, pour par­tie, les con­sé­quen­ces de la crise éco­no­mi­que.

Il s’agit aujourd’hui de pour­sui­vre cette poli­ti­que. Je vous invite à lire avec atten­tion le pro­gramme qui vous sera dis­tri­bué dans les jours qui vien­nent. Jugez-le à tête repo­sée. Marie-Hélène et Jac­ques sont les por­teurs de ce pro­jet social et res­pec­tueux de l’envi­ron­ne­ment.

L’aven­ture, et une aven­ture que vous ne pour­rez inter­rom­pre, ce serait de faire ces­ser la bonne poli­ti­que de la gau­che au Con­seil géné­ral. Ce bas­cu­le­ment n’aurait aucune influence sur la poli­ti­que gou­ver­ne­men­tale, elle ne chan­ge­rait pas la poli­ti­que sou­vent mau­vaise que suit Fran­çois Hol­lande, mais aurait des con­sé­quen­ces pour tous les habi­tants du dépar­te­ment.

C’est le sens de mon enga­ge­ment actuel que d’évi­ter cette aven­ture.