Ce sont bien entendu les sui­tes de l’incen­die de l’école Le Para­dis, sur la rive droite, qui fut la pre­mier sujet évo­qué et celui qui avait sus­cité la pré­sence de 5 camé­ras et de nom­breux jour­na­lis­tes.

Face à des parents venus légi­ti­me­ment poser des ques­tions con­crè­tes sur les con­di­tions de la reprise des cours, Jean-Pierre Bech­ter leur repro­cha d’emblée d’être des par­ti­sans de Bruno Piriou ame­nés par lui ce qui entraîna leur vives pro­tes­ta­tions. Tant bien que mal quel­ques infor­ma­tions furent tout de même don­nées sur l’orga­ni­sa­tion de la reprise des cours pour les enfants de l’école Le Para­dis.

Après une inter­ven­tion de Bruno Piriou, notre maire causa un inci­dent en affir­mant que Bruno Piriou avait sus­cité en 2008 de faux témoi­gna­ges. Il fit immé­dia­te­ment dis­tri­buer, uni­que­ment à la Presse, un docu­ment écrit à l’appui de ses dires.

Je con­damne fer­me­ment ce pro­cédé.

D’une part, comme l’ont dénoncé des parents pré­sents, il s’agis­sait de la part de notre maire d’une manoeu­vre poli­ti­cienne visant à dis­cré­di­ter son adver­saire, une manoeu­vre peu digne alors que la dis­cus­sion por­tait sur les con­sé­quen­ces d’un incen­die cri­mi­nel et les con­di­tions d’étu­des des enfants de la com­mune.

D’autre part, l’étude du docu­ment dis­tri­bué per­met de dégon­fler le “coup de pub” de notre maire qui est en fait un “coup de bluff”.

Il s’agit de la pre­mière page, et de la pre­mière page seu­le­ment, d’une ” ordon­nance de ren­voi devant le Tri­bu­nal Cor­rec­tion­nel et de non-lieu par­tiel ” de plu­sieurs per­son­nes, dont Bruno Piriou, qui a le sta­tut de témoin assisté. On ne peut en savoir plus sans dis­po­ser des pages sui­van­tes qui n’ont pas été dis­tri­buées.

Cette ins­tru­men­ta­li­sa­tion de la jus­tice est indi­gne d’un élu. On retien­dra que Bruno Piriou est pré­sumé inno­cent dans cette affaire et l’on atten­dra avec calme la déci­sion du Tri­bu­nal. On pourra même atten­dre avec plus d’inté­rêt celle d’un autre tri­bu­nal qui aura bien­tôt à juger Serge Das­sault et jean-Pierre Bech­ter au terme de l’ins­truc­tion actuel­le­ment en cours pour des faits d’une autre gra­vité. Je vous en repar­le­rai bien­tôt.

Après un moment d’intense con­fu­sion, l’ordre du jour du Con­seil a été traité. La réforme des inter­com­mu­na­li­tés a donné lieu à des échan­ges argu­men­tés. J’ai déjà dit ici que j’étais favo­ra­ble au redé­cou­page des régions mais qu’il me parais­sait mal engagé. Pour les inter­com­mu­na­li­tés, la con­fu­sion qui règne actuel­le­ment me paraît résul­ter de l’insuf­fi­sante pré­pa­ra­tion de cette réforme. C’est une vison d’ensem­ble des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­ria­les et de leurs pré­ro­ga­ti­ves qui aurait dû être pré­sen­tée ce qui n’a pas été le cas. Je ne crois pas néan­moins que la posi­tion de notre maire qui con­damne le schéma des inter­com­mu­na­li­tés pro­posé par le Pré­fet sans faire de pro­po­si­tion alter­na­tive soit à la hau­teur des enjeux.

Dans ce domaine comme dans d’autres, c’est d’un débat démo­cra­ti­que dont nous avons besoin comme l’oppo­si­tion l’a demandé.

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