Cer­tes, les fran­çais ont placé en tête le Front Natio­nal et les der­niè­res euro­péen­nes sont évi­dem­ment un suc­cès du Front Natio­nal et de sa Pré­si­dente Marine Le Pen.

Cer­tes, ces élec­tions cons­ti­tuent un échec pour le Parti Socia­liste. Alors qu’il est au pou­voir, il n’arrive qu’en troi­sième posi­tion avec un score très fai­ble et les élec­teurs ont à l’évi­dence exprimé leur hos­ti­lité à la poli­ti­que menée par le gou­ver­ne­ment Valls.

Cer­tes, l’abs­ten­tion a été très impor­tante et son score est très inquié­tant pour notre démo­cra­tie.

Mais pour moi qui sou­tient la stra­té­gie du Front de Gau­che et qui a voté pour lui, c’est notre échec qui cons­ti­tue le fait mar­quant de cette élec­tion, un échec d’autant plus sérieux que le Front Natio­nal gagne ce qui veut dire que nous n’avons pas été capa­bles d’ouvrir une alter­na­tive, nous n’avons pas su atti­rer les mécon­tents, en par­ti­cu­lier les chô­meurs et tra­vailleurs pau­vres, qui souf­frent le plus de la crise.

Je note d’abord les for­mi­da­bles erreurs d’ana­lyse com­mi­ses par beau­coup de mili­tants et res­pon­sa­bles du Front de Gau­che. On nous a main­tes fois répété que cette élec­tion était “pour nous” alors que les muni­ci­pa­les nous étaient défa­vo­ra­bles. J’ai tou­jours dis que c’était faux.

Jean-Luc Mélen­chon a con­si­déré pen­dant des mois que cette élec­tion allait mar­quer une pro­gres­sion du Front de Gau­che et il s’était fixé comme objec­tif d’abord d’être devant le P.S. puis d’attein­dre un score de 10 %. Nous en som­mes loin.

Une récente étude nous apprend que 46 % seu­le­ment des élec­teurs de jean-Luc Mélen­chon à la Pré­si­den­tielle ont voté pour le front de Gau­che aux euro­péen­nes ce qui mon­tre une vola­ti­lité de notre élec­to­rat qui n’avait sans doute pas été suf­fi­sam­ment per­çue.

J’attends sans grand espoir une réflexion auto­cri­ti­que de nos res­pon­sa­bles.

Essayons de dire en quel­ques mots com­ment expli­quer ce résul­tat et quoi faire pour y remé­dier.

Il faut d’abord dire que c’est une erreur de pen­ser, comme ce fut je crois le cas de jean-Luc Mélen­chon, que la situa­tion éco­no­mi­que actuelle mène iné­luc­ta­ble­ment au suc­cès de la vraie gau­che. Cette idée qui fleure bon le marxisme rance ne résiste pas à une obser­va­tion sérieuse de l’his­toire (La crise des années 30 mena au nazisme) et si Jac­ques le fata­liste avait eu rai­son, nous le sau­rions. Il faut com­bat­tre toute vision méca­niste de l’his­toire.


Une cré­di­bi­lité qui reste à cons­truire

Si le Front de Gau­che n’a pas con­vaincu c’est sans doute d’abord par man­que de cré­di­bi­lité. Con­vain­cre les mili­tants est assez facile mais con­vain­cre les élec­teurs qui s’inté­res­sent peu à la poli­ti­que est une autre affaire.

Ce que le Front de Gau­che ne par­vient pas à faire c’est à cons­truire une uto­pie qui séduise les fran­çais. En par­tant des besoins et en pré­ten­dant les satis­faire, il ne con­vainc pas nos con­ci­toyens qui sont plus édu­qués que jadis et qui savent que tout n’est pas pos­si­ble. Il ne suf­fit pas de dire que tout va mal et que tout ira de plus en plus mal (ce qui est faux) pour con­vain­cre les élec­teurs que nous som­mes capa­bles de faire mieux.

Si l’on étu­die, par exem­ple, deux des gran­des vic­toi­res de la Gau­che, le Front Popu­laire et l’élec­tion de Fran­çois Mit­ter­rand en 1981, on cons­tate que la gau­che dis­po­sait dans ces deux cas d’une vision à long terme et d’une vision pro­gram­ma­ti­que à court terme.

En 36, l’idéo­lo­gie com­mu­niste, qui s’appuie sur le socia­lisme “réel” four­nit une repré­sen­ta­tion mobi­li­sa­trice de la société future. Elle n’est pas par­ta­gée par tous mais c’est à par­tir d’elle qu’on se déter­mine. Dans le même temps le Front Popu­laire dis­pose d’un pro­gramme qui per­met­tra le suc­cès aux légis­la­ti­ves de mai 36. Ce pro­gramme résulte d’un com­pro­mis, il ne con­vient par­fai­te­ment à per­sonne mais il mobi­lise les tra­vailleurs. On y trouve une relance par la con­som­ma­tion, la réduc­tion du temps de tra­vail sans réduc­tion des salai­res, un plan de grands tra­vaux et la retraite pour les vieux tra­vailleurs par exem­ple. Les tra­vailleurs savent que la société sans clas­ses n’est pas pour demain mais le pro­gramme du front Popu­laire leur paraît cré­di­ble et cohé­rent avec l’hori­zon d’une société idéale dont il rêvent.

En 81, les com­mu­nis­tes et les socia­lis­tes ont des visions du monde plus éloi­gnées mais ils en ont une ! Le socia­lisme “réel” existe encore même si sa con­tes­ta­tion est plus fré­quente. La vic­toire est due à un pro­gramme com­mun qui “parle” aux tra­vailleurs (Voir les 110 pro­po­si­tions)

A l’aune des ces exem­ples on mesure la médio­crité des cam­pa­gnes actuel­les. Le modèle com­mu­niste a été détruit par la chute de l’Union sovié­ti­que et le Front de Gau­che n’a pas réussi à recons­truire un pro­jet de société clair et cré­di­ble. Nous savons mieux cri­ti­quer que pro­po­ser.

Aller à l’idéal et com­pren­dre le réel, disait jau­rès. La vraie gau­che ne le com­prend pas bien et son idéal parait trop abs­trait et trop loin­tain alors que le Parti Socia­liste com­prend si bien le réel qu’il perd de vue l’idéal et se noie dans la sou­mis­sion social-démo­crate à l’ordre éta­bli.

Que faire dans ce domaine ? Remet­tre notre pro­gramme en chan­tier et ne pas se con­ten­ter d’affir­ma­tions géné­ra­les. Dans de nom­breux domai­nes il est dif­fi­cile de savoir ce que nous ferions. J’ajoute que cette cons­truc­tion ne peut se faire entre mili­tants ou cadres, elle doit tenir compte des avis des fran­çais et de l’évo­lu­tion du monde et des con­nais­san­ces.

Que le pro­gramme ‘L’humain d’abord’ ait été utile pen­dant les der­niè­res pré­si­den­tiel­les et ait con­tri­bué à ras­sem­bler uti­le­ment n’aurait pas dû nous inci­ter à en res­ter là. Ce sont des pro­po­si­tions alter­na­ti­ves clai­res et réa­lis­tes dans tous les domai­nes dont ont besoin les élec­teurs pour se mobi­li­ser et non de dis­cours enflam­més sur un futur qui leur paraît inat­tei­gna­ble dès lors que le che­min qui mène au but n’est pas balisé.

L’aspi­ra­tion à la “pureté idéo­lo­gi­que” de beau­coup de cama­ra­des peut séduire un temps mais elle mène tout droit au gau­chisme c’est à dire à l’action sté­rile dont le trots­kisme nous donne l’image déso­lante.

J’ajoute que la gau­che me sem­ble avoir sou­vent une pré­di­lec­tion pour la dis­cus­sion “théo­ri­que” et une pro­pen­sion à la divi­sion que je con­damne. Quand j’observe le ratio temps de dis­cus­sion/temps d’action du Front de Gau­che local, je n’ai guère envie de pour­sui­vre.


Dia­lec­ti­que et débat

En ce qui con­cerne l’atti­tude vis à vis du Parti Socia­liste qui a fait cou­ler tant (et trop) de salive je pense qu’il est juste de con­dam­ner sa poli­ti­que et de dire qu’il ne mène pas une poli­ti­que de gau­che mais dans le même temps je pense que nous aurions tort de renon­cer à une ana­lyse dia­lec­ti­que de ce Parti. J’ai con­si­déré à la fin des années 80, qu’il était trop à droite pour que j’y milite mais on aurait tort de mépri­ser ses mili­tants sin­cè­res ou de ne pas pren­dre cons­cience de l’image qu’ils se font de leur pro­pre parti. J’ajoute que met­tre dans le même sac le P.S. les cen­tris­tes et l’UMP, c’est non seu­le­ment aider le Front Natio­nal (l’UMPS…) mais sur­tout avoir une vision éton­nam­ment appau­vrie du débat poli­ti­que et de son his­toire

Pour­quoi renon­cer à dia­lo­guer et quand c’est pos­si­ble à mili­ter avec des cama­ra­des qui par­ta­gent des valeurs com­mu­nes même s’il ne par­ta­gent pas la même ligne poli­ti­que ? Les muni­ci­pa­les ont mon­tré où menait la dénon­cia­tion per­ma­nente et par­fois hai­neuse des socia­lis­tes.

Je veux aussi dire que la con­quête du pou­voir passe aussi par une con­quête de l’hégé­mo­nie cul­tu­relle. Je suis désolé de voir le Front de Gau­che si peu par­ti­ci­per aux débats du moment et si peu pren­dre en compte les évo­lu­tions scien­ti­fi­ques, tech­ni­ques et socio­lo­gi­ques de notre pays.

Le débat poli­ti­que doit se mener libre­ment, sans tabous, et je regrette l’écart qui existe sou­vent entre les décla­ra­tions pri­vées des mili­tants et leur dis­cours public (sur les Roms par exem­ple) ou entre leurs pra­ti­ques et leurs dis­cours.

Tous les thè­mes doi­vent pou­voir être abor­dés : de l’immi­gra­tion au rôle des entre­pre­neurs, de la rému­né­ra­tion au mérite au rôle des syn­di­cats, du rôle du nucléaire dans la lutte con­tre le réchauf­fe­ment cli­ma­ti­que à la lutte con­tre les cri­mi­nels isla­mis­tes, de l’idée natio­nale (lar­ge­ment aban­don­née à la droite) à notre con­cep­tion des for­ces armées.

Com­ment pré­ten­dre gérer notre pays si nous ne som­mes pas à l’écoute de nos con­ci­toyens et si nous ne res­pec­tons pas leurs opi­nions même si nous ne pou­vons pas les par­ta­ger ?


Une néces­saire modes­tie

On rejoint alors un deuxième thème que je vou­drais abor­der, celui de la néces­saire modes­tie dont nous devons faire preuve.

Je suis frappé d’une cer­taine forme d’arro­gance de beau­coup de res­pon­sa­bles. “Nous devons faire preuve de péda­go­gie” répè­tent à l’envie de nom­breux res­pon­sa­bles poli­ti­ques ! Mais les fran­çais ne sont pas des enfants à qui il fau­drait ensei­gner ce qui est bon pour eux. Les fran­çais sont des citoyens libres et égaux, de sur­croît de mieux en mieux for­més, qu’il faut appren­dre à écou­ter ce qui n’empê­che pas d’avoir des idées ni de res­pec­ter ces intel­lec­tuels col­lec­tifs que devraient être les par­tis poli­ti­ques. A cet égard, le Parti de gau­che avec son modèle rigide influencé par la médio­crité trots­kiste est l’exem­ple de ce qu’il ne faut pas faire.

Le Front de Gau­che a trop sou­vent affirmé déte­nir une vérité tout faite (“Nous on peut”) alors que les fran­çais ont appris à leur dépens à se méfier des pro­mes­ses et des len­de­mains qui chan­tent. Ils aspi­rent plus à être con­sul­tés qu’à approu­ver des idées tou­tes fai­tes. Comme l’écrit fort bien Clé­men­tine Autain : Retrou­ver le che­min des caté­go­ries et des quar­tiers popu­lai­res passe par l’aban­don des recet­tes du passé. La ver­ti­ca­lité et le capo­ra­lisme ne per­met­tent plus d’inclure dura­ble­ment et mas­si­ve­ment

La manière dont fonc­tion­nent les deux com­po­san­tes prin­ci­pa­les du Front de Gau­che (Le PCF et le PG) ne me paraît pas apte à séduire ni à déve­lop­per une action utile dans les années qui vien­nent. Espé­rons que la troi­sième com­po­sante pro­po­sera un mode de fonc­tion­ne­ment plus adapté.


Ques­tion de lea­der…

Une autre cause de la défaite est le man­que de lea­ders en phase avec notre ligne poli­ti­que. Qu’on s’en réjouisse ou pas (pour ma part je ne m’en réjouis pas) la poli­ti­que s’incarne. Un bon lea­der peut amé­lio­rer le score d’un parti ou au con­traire le plom­ber. On se sou­vient par exem­ple du score excep­tion­nel obtenu par les verts grâce à Daniel Cohn Ben­dit ou du score médio­cre obtenu par les mêmes avec Eva Joli.

Pour le Front de Gau­che, l’affaire est plus com­plexe puisqu’il n’y a pas de lea­der évi­dent s’agis­sant d’un front. Cepen­dant, pour les fran­çais le Front de gau­che est sou­vent incarné par jean-Luc Mélen­chon depuis la pré­si­den­tielle de 2012.

Je con­nais assez bien jean-Luc Mélen­chon pour l’avoir sérieu­se­ment com­battu puis pour avoir milité avec lui il y a long­temps. Mon iti­né­raire poli­ti­que res­sem­ble au sien même s’il m’arrive de pen­ser que je l’ai suivi avec un peu d’avance…

Je lui ai fait con­fiance lors de la créa­tion du Parti de gau­che. Je ne le regrette pas, il fal­lait essayer… mais il n’a pas su maî­tri­ser son réel suc­cès de 2012. Sa can­di­da­ture à Hénin-Bau­mont, erreur sérieuse, aurait pu être oubliée s’il ne s’était pas cons­truit peu à peu un per­son­nage vio­lent et agres­sif apte à séduire les quel­ques mili­tants de son parti mais inca­pa­ble de ras­sem­bler lar­ge­ment à gau­che mal­gré sa cul­ture et son tra­vail.

Ses rodo­mon­ta­des ont fini par me las­ser et beau­coup d’élec­teurs avec moi. J’ai fer­me­ment con­damné récem­ment ses décla­ra­tions dans les­quel­les il invi­tait les mili­tants à sur­veiller et à fil­mer cer­tains jour­na­lis­tes de la Presse écrite. On ne peut tran­si­ger avec la défense des liber­tés publi­ques. Dom­mage tout de même qu’un tel homme gâche ainsi ses talents qui sont con­si­dé­ra­bles en se lais­sant aller à des pos­tu­res et à des pra­ti­ques qui sont à l’évi­dence con­trai­res à nos idéaux.

Accep­ter une dose d’incar­na­tion, sans tom­ber dans le culte de la per­son­na­lité ou l’émer­gence de “gui­des” incon­trô­lés car incon­trô­la­bles, c’est après tout ce que le Parti Com­mu­niste a eu si long­temps tant de mal à faire et ce que le Parti de Gau­che com­mence à ne pas faire. Ce n’est pas une rai­son pour bais­ser les bras et ne pas ten­ter de faire émer­ger de nou­vel­les têtes et de nou­vel­les pra­ti­ques !


… et d’orga­ni­sa­tion !

Reste la ques­tion de l’orga­ni­sa­tion. Je pense que le Front de Gau­che reste une bonne solu­tion mais il a mon­tré ses limi­tes.

Le con­flit qui a opposé le Parti Com­mu­niste et le Parti de Gau­che au sujet de la ligne à adop­ter pour les muni­ci­pa­les a sans doute con­tri­bué à ce que cer­tains élec­teurs se détour­nent de nous. Heu­reu­se­ment d’ailleurs, que le Parti Com­mu­niste a adopté une atti­tude res­pon­sa­ble sans laquelle un nom­bre beau­coup plus grand de muni­ci­pa­li­tés aurait été per­dues.

Les dis­cus­sions dif­fi­ci­les entre le PCF et le PG pour la cons­ti­tu­tion des lis­tes des euro­péen­nes étaient sans doute dif­fi­cile à évi­ter mais leur média­ti­sa­tion exces­sive nous a causé du tort.

L’émer­gence d’un troi­sième pôle Ensem­ble est à mes yeux une bonne chose qui peut con­tri­buer à dimi­nuer l’impor­tance des réflexes par­ti­dai­res à l’inté­rieur du Front mais elle n’a pas encore pro­duit ses effets.

Une amé­lio­ra­tion signi­fi­ca­tive pour­rait venir de la pos­si­bi­lité d’adhé­rer direc­te­ment au Front de Gau­che. Je sou­tiens cette idée qui sem­ble bien dif­fi­cile à met­tre en oeu­vre.


Je vous aime bien Mon­sieur Piriou…

Quel­ques mots de la situa­tion locale.

Le Front de Gau­che dans notre ville est bien mal en point. il pré­sente d’une manière paroxys­ti­que les défauts natio­naux.

Ses res­pon­sa­bles sont per­sua­dés de déte­nir la vérité et ont mani­festé depuis un an un mépris pour les non-encar­tés dont j’ai déjà parlé ici. Les muni­ci­pa­les ont mon­tré qu’ils étaient inca­pa­bles de s’oppo­ser avec suc­cès à la droite mais ils con­ti­nuent leurs erreurs.

Ils ont refusé d’orga­ni­ser la moin­dre réu­nion du Front de Gau­che pour mener la cam­pa­gne des Euro­péen­nes. De nom­breux mili­tants seront pour long­temps per­dus à cause de la bêtise de quel­ques-uns.

Para­doxa­le­ment, Jean-Pierre Bech­ter a très bien tiré le bilan des muni­ci­pa­les en décla­rant Je vous aime bien Mon­sieur Piriou, tout le monde le sait c’est grâce à vous que je suis là. Une phrase juste qui devrait faire réflé­chir.


Des euro­péen­nes uti­les ?

Ces élec­tions ser­vi­ront-elles à quel­que chose ?

Au niveau gou­ver­ne­men­tal pro­ba­ble­ment pas puis­que Fran­çois Hol­lande n’est pas décidé à chan­ger de poli­ti­que, ni même à inflé­chir celle qu’il suit actuel­le­ment.

Cette poli­ti­que ne mènera pro­ba­ble­ment pas à je ne sais quelle catas­tro­phe annon­cée à satiété. Elle mènera seu­le­ment (et c’est déjà beau­coup) à pré­ser­ver et sou­vent à accroî­tre les iné­ga­li­tés socia­les, à pré­ser­ver les pro­fits capi­ta­lis­tes, à aug­men­ter l’audience du FN et d’une manière plus glo­bale à pré­ser­ver les con­di­tions de déve­lop­pe­ment du capi­tal et de la finance apa­tride.

Du côté du front de Gau­che tout dépen­dra des mili­tants mais sur­tout de la capa­cité des appa­reils à se remet­tre en cause.

S’atte­ler avec modes­tie à cons­truire un pro­jet de société qui tien­nent compte des évo­lu­tions socio­lo­gi­ques, idéo­lo­gi­ques et scien­ti­fi­ques de notre temps, mon­trer quel­les mesu­res cohé­ren­tes pour­raient être pri­ses pour aller dans cette direc­tion, cons­truire une orga­ni­sa­tion déga­gée du sec­ta­risme et du gau­chisme, c’est dif­fi­cile mais c’est la voie étroite qui peut seule nous con­duire à une trans­for­ma­tion sociale utile.