D’abord l’affluence. Envi­ron 400 per­son­nes (beau­coup durent res­ter debout). Dans la situa­tion actuelle, avec la divi­sion de la gau­che, je n’aurais pas parié que nous attein­drions un tel chif­fre.

Une affluence qu’il ne faut pas se con­ten­ter d’appré­cier quan­ti­ta­ti­ve­ment. J’ai été frappé par la diver­sité des par­ti­ci­pants; les socia­lis­tes et les verts bien sûr, mais aussi des mili­tants du Front de gau­che, des com­mu­nis­tes, des gens de droite hon­nê­tes qui ne sup­por­tent pas que leurs idées soient repré­sen­tées par Jean-Pierre Bech­ter et ses amis,… J’ai même iden­ti­fié un trots­kiste ! Nom­breu­ses sen­si­bi­li­tés donc, mais aussi beau­coup d’habi­tants qui venaient sans doute pour la pre­mière fois à une telle mani­fes­ta­tion comme cette famille, ren­con­trée au porte-à-porte qui nous avait pro­mis d’être là et qui en effet nous a fait le plai­sir d’assis­ter à notre réu­nion. J’ai remar­qué aussi de nom­breux artis­tes atti­rés sans doute par le rôle que Nicole Méresse joue dans cette cam­pa­gne.

Car­los Da Silva lui-même état étonné et récon­forté par cette petite foule que nous avons accueillie à l’entrée de la salle, faite de citoyens heu­reux de se retrou­ver pour par­ta­ger un nou­vel espoir pour leur ville.

Ensuite l’orga­ni­sa­tion sans faille de cette soi­rée. Des musi­ciens sym­pa­thi­ques qui créent une bonne ambiance, des inter­ven­tions inté­res­san­tes et pas trop lon­gues et un buf­fet qui nous a per­mis d’échan­ger avec de nom­breux habi­tants.

Enfin le con­tenu des inter­ven­tions. Plu­sieurs colis­tiers ouvri­rent le feu par des pri­ses de parole brè­ves. C’est ainsi qu’inter­vin­rent Nicole Méresse, Isa­belle Sugy-Nei­mon, Claude Com­bris­son, Hatouma Dou­couré, Ber­na­dette Lesage, Jac­ques Picard et Marie-Hélène Bacon. Puis vint le dis­cours de Car­los Da Silva.

En une qua­ran­taine de minu­tes notre tête de liste retraça la cons­truc­tion du ras­sem­ble­ment qui a per­mis de cons­truire notre liste, exprima son atta­che­ment pour notre ville qui a décliné avec la droite mais qui dis­pose de sérieux atouts pour se cons­truire un bel ave­nir, se pré­senta lui-même et exposa les gran­des lignes de notre pro­gramme.

Je ne ten­te­rai pas de résu­mer cette lon­gue mais inté­res­sante décla­ra­tion (j’ai demandé qu’on en publie le texte) mais je vou­drais dire ce que j’ai res­senti en l’écou­tant.

Les hom­mes poli­ti­ques ont tou­jours ten­dance à dire qu’ils ont changé (en bien !). Car­los ne le dis pas mais je crois en effet qu’il a changé.

D’abord parce qu’il a pris la mesure de la res­pon­sa­bi­lité par­ti­cu­lière qui lui incombe. Il était un res­pon­sa­ble du Parti Socia­liste et un député; il est main­te­nant prêt à deve­nir maire. Il a su, hier, pren­dre du recul, ne pas être qu’un mili­tant socia­liste mais celui qui doit repré­sen­ter tous les habi­tants de notre ville.

Ensuite, en cons­trui­sant notre ras­sem­ble­ment, il a com­pris que les métho­des qui peu­vent être bon­nes à l’inté­rieur d’un parti poli­ti­que (et encore…) ne con­vien­nent pas à la ges­tion de notre ville. Il a com­pris la néces­sité de faire des com­pro­mis, d’écou­ter avant d’arbi­trer, de con­vain­cre plu­tôt que d’impo­ser. Nous serons pré­sents -faut-il le dire ?- pour encou­ra­ger et uti­li­ser ces nota­bles pro­grès…

j’ai aussi été frappé par l’inté­rêt de notre pro­gramme pour la vie quo­ti­dienne de nos con­ci­toyens. C’est facile de s’abs­te­nir ou de voter pour une liste de témoi­gnage afin de res­ter un révo­lu­tion­naire pur et dur, c’est plus dif­fi­cile mais aussi tel­le­ment plus utile, de pren­dre le ris­que de se con­fron­ter à la réa­lité afin d’appor­ter de meilleu­res con­di­tions de vie à nos con­ci­toyens, ici et dans 15 jours !

Retour en ima­ges (som­bres en rai­son de l’éclai­rage !) sur cette belle soi­rée.

a1.jpg

a3.jpg

a4.jpg

a52.jpg
a6.jpg

a7.jpg

a8.jpg