Je suis sur le fond d’accord avec lui. Je pense en effet que Fran­çois Hol­lande a mal uti­lisé ses 100 pre­miers jours au pou­voir comme son pro­gramme, ses décla­ra­tions et sa per­son­na­lité per­met­taient de le pré­voir.

Jean-Luc rap­pelle avec per­ti­nence les domai­nes où il aurait fallu agir. Les licen­cie­ments bour­siers n’ont fait l’objet d’aucune loi pour les empê­cher. Le sys­tème ban­caire n’a été ni réformé, ni con­traint, lais­sant la finance maî­tresse du jeu. Il s’oppose aussi avec rai­son au vote par l’Assem­blée du traité euro­péen bud­gé­taire.

Il indi­que que le Front de gau­che va agir en par­ti­cu­lier en faveur d’un réfé­ren­dum sur les licen­cie­ments bour­siers. Evo­quant son pro­pre rôle, il se dit “à la dis­po­si­tion du Front de Gau­che”.

L’entre­tien se ter­mine par une évo­ca­tion du rôle de Hugo Chá­vez au Vene­zuela. Jean-Luc rap­pelle les suc­cès du Pré­si­dent dans la lutte con­tre la pau­vreté et son res­pect de la démo­cra­tie. Son action ouvre pour lui le che­min du socia­lisme du 21e siè­cle “qui est démo­cra­ti­que plu­ra­liste sans parti uni­que”.

Je pense pour ma part que le Front de gau­che va affron­ter de sérieu­ses dif­fi­cul­tés dans l’ave­nir. Je ne par­tage pas l’opti­misme de cer­tains mili­tants qui pen­sent que “nous savons faire”… Le déve­lop­pe­ment du Front de Gau­che passe par une bataille des idées qui demande un tra­vail de réflexion et de pro­po­si­tion qui peut seul nous ren­dre cré­di­ble.

La forme “Front” a été judi­cieu­se­ment choi­sie et elle a mon­tré son effi­ca­cité aux der­niè­res Pré­si­den­tiel­les. Je la con­si­dère pour­tant comme un pis-aller dont les limi­tes sont évi­den­tes. Que de temps perdu à négo­cier à tous niveaux entre alliés et que de mili­tants qui se sen­tent Front de Gau­che sans vou­loir adhé­rer à l’une de ses com­po­san­tes…