D’abord une élec­tion n’est gagnée que quand elle a eu lieu. Nous devons res­ter mobi­li­sés et pru­dents jusqu’à diman­che pro­chain.

Je com­prends que cer­tains cama­ra­des se posent des ques­tions avant de voter Fran­çois Hol­lande. Il ne faut pas igno­rer ce qu’est un second tour. Il s’agit le plus sou­vent de voter pour le moins mau­vais can­di­dat, non d’expri­mer son atta­che­ment pour un homme ou un parti.

Sar­kozy et Hol­lande n’ont ni le même pro­gramme, ni les mêmes valeurs. Si comme moi on pense que le can­di­dat socia­liste ne répon­dra pas à l’essen­tiel des atten­tes de notre peu­ple, on ne peut nier que les con­di­tions de la lutte sociale ne seront pas les mêmes si Nico­las Sar­kozy l’emporte. Chas­ser Sar­kozy, c’est en quel­que sorte une con­di­tion préa­la­ble pour mener les lut­tes qui seront de tou­tes façons néces­sai­res.

Que pour­rions nous dire à ceux qui souf­frent le plus de la poli­ti­que de Sar­kozy si sa réé­lec­tion pro­ve­nait de l’abs­ten­tion d’élec­teurs du Front de Gau­che ? Il est sûr qu’ils ne com­pren­draient pas. C’est pour ces rai­sons que nous devons être mobi­li­sés jusqu’au der­nier moment pour assu­rer l’échec du Pré­si­dent sor­tant.

Encore quel­ques mots sur les “affai­res”. La Gau­che n’en avait pas besoin car elles détour­nent les fran­çais de l’essen­tiel et don­nent une image lamen­ta­ble de la poli­ti­que.

Je ne doute pas de l’hon­nê­teté des jour­na­lis­tes de Média­part mais je ne crois pas que la polé­mi­que née de la publi­ca­tion d’un docu­ment dont on ne saura pas avant diman­che pro­chain si il est vrai ou faux aide la gau­che. La jus­tice doit être sai­sie et se pro­non­cer en toute indé­pen­dance.

En ce qui con­cerne l’anni­ver­saire de Julien Dray, j’ai un peu l’impres­sion d’un con­cours d’irres­pon­sa­bi­lité entre les dif­fé­rents acteurs. Rien de très grave sur le fond. Espé­rons que ce sera sans con­sé­quence.

Le Front de Gau­che ter­mi­nera cette cam­pa­gne par un ras­sem­ble­ment qui aura lieu :

Ven­dredi 4 mai à 18 h 30


Place Sta­lin­grad à Paris


avec Jean-Luc Mélen­chon


J’y serai et je vous invite à vous y ren­dre.