En Grèce

Je regarde avec tris­tesse les ima­ges d’Athè­nes où les mani­fes­tants affron­tent la police. Je me sens soli­daire de leur lutte et je pense qu’il est néces­saire que nous leur mani­fes­tions notre soli­da­rité. C’est la même poli­ti­que qui est menée là-bas et qu’on essaie, avec plus de dif­fi­cul­tés de nous impo­ser ici.

Des réfor­mes étaient cer­tes néces­sai­res en Grèce mais le pro­blème est par­tout de savoir qui paie la crise. La droite et la gau­che molle essaient par­tout de faire payer les pau­vres et les clas­ses moyen­nes en pré­ser­vant les inté­rêts des riches et des puis­sants. Le plus absurde est que ça ne mar­che pas ! Il y a des limi­tes que les peu­ples ne peu­vent sup­por­ter et l’empi­le­ment des plans de rigueur qui ne tou­chent ni l’Eglise, ni les riches est arrivé à un point où le pire est à crain­dre. Des vio­len­ces gra­ves sont pos­si­bles, elles ne sont pas sou­hai­ta­bles mais en un sens elles pour­raient être légi­ti­mes.

La Marine

J’ai écouté cet après-midi le dis­cours que Marine Le Pen a pro­noncé à Stras­bourg. On aura beau dire, c’est de la bel ouvrage. Ce qui est à la fois triste et impres­sion­nant, c’est l’écho que ses thè­ses recueillent dans de lar­ges cou­ches de la popu­la­tion. Effet de la crise et du sys­tème éco­no­mi­que mais aussi résur­gence vou­lue et encou­ra­gée de ce qu’il y a de plus mau­vais dans l’homme. Sans oublier les répon­ses navran­tes appor­tées par la gau­che depuis des décen­nies à la souf­france des oubliés du pro­grès.

Les répon­ses “idéo­lo­gi­ques” ne suf­fi­sent pas. On ne cher­che pas de bouc émis­sai­res si on ne souf­fre pas, on ne se replie pas sur soi-même si on croit en l’ave­nir… La gau­che porte une grande res­pon­sa­bi­lité dans la mon­tée du FN. Je m’indi­gne des pro­pos de Claude Guéant comme tous les mili­tants de gau­che mais je n’oublie pas que Fran­çois Mit­ter­rand a joué du F.N. alors même qu’il fai­sait tout pour affai­blir le Parti Com­mu­niste.

Les mee­tings de Jean-Luc Mélen­chon

Cer­tains médias ont décou­vert cette semaine que les mee­tings de notre can­di­dat rem­por­taient un grand suc­cès. Eh oui, Jean-Luc est un très bon ora­teur et nos thè­ses recueillent un réel écho. Elles seraient mieux enten­dues si on leur don­nait plus d’écho dans les médias et si l’on ces­sait de les affu­bler de ce terme de “popu­lisme” qui ne con­vient, en son sens péjo­ra­tif qu’à la vilaine dame de Mon­tre­tout.

La place de l’éco­lo­gie

Eva Joli fait une mau­vaise cam­pa­gne, dans laquelle l’éco­lo­gie est assez peu pré­sente. Je n’ai jamais sou­tenu les verts et la dimi­nu­tion de leur influence élec­to­rale ne m’attriste pas, sur­tout depuis qu’ils ont passé un accord avec le PS mais je ne me réjouis pas du peu de place que les ques­tions envi­ron­ne­men­ta­les pren­nent dans les cam­pa­gnes de Nico­las Sar­kozy et Fran­çois Hol­lande. Je me réjouis que le Front de gau­che les ait mises à l’ordre du jour avec la pla­ni­fi­ca­tion éco­lo­gi­que. Le con­cept gagnera sans doute à être pré­cisé dans le futur mais la direc­tion est la bonne.

Je ne sais pour­quoi Mar­tine Aubry a négo­cié avec EELV sans con­naî­tre le rap­port des for­ces élec­to­ra­les. L’accord sera dif­fi­cile à met­tre en pra­ti­que et les éco­lo­gis­tes ont ter­nis leur image en sem­blant essen­tiel­le­ment inté­res­sés par les pos­tes.