Elle avait pour thème : Le fran­çais comme com­pé­tence citoyenne, sociale et pro­fes­sion­nelle por­teuse de cohé­sion ter­ri­to­riale. C’est bien sûr en tant que Pré­si­dent de l’Uni­ver­sité Popu­laire Seine-Essonne que je m’étais ins­crit, puis­que nous avons un groupe de béné­vo­les qui assure à l’espace ville des Tar­te­rêts un ensei­gne­ment de fran­çais que je qua­li­fie pour l’ins­tant d’expé­ri­men­tal. Je sou­hai­tais me for­mer et m’infor­mer afin de pou­voir être utile à nos béné­vo­les.

J’ai trouvé cette jour­née très inté­res­sante et mon inté­rêt a dépassé mes préoc­cu­pa­tions rela­tive à l’UPSE. Il m’arrive en effet de me sou­ve­nir que j’ai ensei­gné le fran­çais dans une loin­taine vie anté­rieure et les pro­blè­mes évo­qués jeudi der­nier m’inté­res­sent aussi d’un point de vue cul­tu­rel et poli­ti­que.

Je compte reve­nir sur cette jour­née car le compte rendu en sera publié dans quel­ques semai­nes et je n’exclus pas d’orga­ni­ser une réu­nion débat sur ce thème; je n’en ferai donc pas ici une res­ti­tu­tion détaillée. Elle a eu pour moi l’inté­rêt de me faire con­naî­tre ce qui se fait dans d’autres vil­les dans le domai­nes de l’ensei­gne­ment du fran­çais pour les adul­tes et de sai­sir par com­pa­rai­son la sin­gu­la­rité de la situa­tion de notre ville carac­té­ri­sée par l’absence de coor­di­na­tion entre les dif­fé­ren­tes ini­tia­ti­ves, au demeu­rant insuf­fi­san­tes eu égard aux besoins.

J’ai été assez sur­pris par l’inter­ven­tion de M. le Pré­fet Pierre Lam­bert. J’ai un pré­jugé favo­ra­ble vis à vis de ce haut fonc­tion­naire Délé­gué pour l’éga­lité des Chan­ces auprès du Pré­fet de l’Essonne, sans doute en rai­son des bons rap­ports que j’entre­tiens avec sa délé­guée pour le quar­tier des Tar­te­rêts. Sa brève inter­ven­tion était d’ailleurs inté­res­sante et mesu­rée. Ce qui m’a étonné, c’est la place qu’il accorda à l’appli­ca­tion de la loi qui inter­dit la dis­si­mu­la­tion du visage et qui s’appli­que d’ailleurs à par­tir d’aujourd’hui.

C’est une sorte d’appel à l’aide de tous les pro­fes­sion­nels pré­sents que lança Pierre Lam­bert. Cet appel ne m’a pas paru mal­venu puisqu’il insis­tait sur la péda­go­gie qui doit accom­pa­gner la mise en oeu­vre de cette loi et qu’il visait à évi­ter une stig­ma­ti­sa­tion des fem­mes musul­ma­nes. Il était seu­le­ment inat­tendu et m’a sem­blé expri­mer les inquié­tu­des des auto­ri­tés.