Si j’étais de droite, à Cor­beil-Esson­nes, j’aurais sou­tenu Serge Das­sault depuis de nom­breu­ses années, j’aime­rais Nico­las Sar­kosy aussi, je le trou­ve­rais grand, beau et intel­li­gent.

Si j’étais de droite, à Cor­beil-Esson­nes, je n’aime­rais pas Bruno Piriou, je le trou­ve­rais ambi­tieux et dan­ge­reux pour ma ville avec sa bande hété­ro­clite de néo-sta­li­niens zélés.

Si j’étais de droite, à Cor­beil-Esson­nes, je n’aime­rais pas Syl­vain Renard, ce révo­lu­tion­naire aigri avec sa bande de zozos de l’Uni­ver­sité Popu­laire Seine-Essonne ins­pi­rée par le gau­chiste Onfray.

Si j’étais de droite, à Cor­beil-Esson­nes, je n’aime­rais pas Car­los Da Silva, jeune loup socia­liste tech­no­crate qui ne cher­che qu’à pren­dre la place de Bruno Piriou.

Si j’étais de droite, à Cor­beil-Esson­nes, je me serais posé des ques­tions quand on a com­mencé à dire que des élec­teurs rece­vaient de l’argent pour voter Das­sault.

Si j’étais de droite, à cor­beil-Esson­nes j’aurais posé des ques­tions dans les réu­nions de l’UMP et je n’aurais pas cru les répon­ses alam­bi­quées des res­pon­sa­bles.

Si j’étais de droite, à cor­beil-Esson­nes, j’aurais été effaré de la déci­sion du Con­seil d’Etat con­si­dé­rant qu’il y avait eu dans ma ville des “dons d’argent” qui avait faussé l’élec­tion de 2008.

Si j’étais de droite, à Cor­beil-Esson­nes, j’aurais parlé d’hon­nê­teté et de res­pect de la loi, j’aurais rap­pelé De Gaulle, sa rec­ti­tude et son action au ser­vice de la France.

Si j’étais de droite, à Cor­beil-Esson­nes, on m’aurait dit de me taire pour ne pas faire le jeu de la gau­che mais j’aurais refusé.

Si j’étais de droite, à Cor­beil-Esson­nes, j’aurais bien aimé l’atti­tude de Natha­lie Bou­lay-Lau­rent qui a con­damné le “sys­tème Das­sault” quand elle a pris cons­cience de son exis­tence.

Si j’étais de droite, à Cor­beil-Esson­nes, je ne vote­rais pas pour la droite la 5 décem­bre pour res­ter fidèle à moi-même et à mes valeurs.

Si j’étais de droite, à Cor­beil-Esson­nes, j’hési­te­rais le 5 décem­bre entre aller à la pêche à la ligne ou voter pour la gau­che.

Si j’étais de droite, à Cor­beil-Esson­nes, je n’aime­rais pas la pêche à la ligne.

Mais bon, vous le savez, je suis de gau­che.