Je revien­drai sur cette réu­nion mais je veux dire tout de suite qu’elle fut à mon sens un suc­cès qui sus­cite de réels espoirs pour le déve­lop­pe­ment de l’édu­ca­tion popu­laire au ser­vice des habi­tants de notre ville et des com­mu­nes avoi­si­nan­tes.

Des échan­ges de vues sereins on mon­tré que nous étions nom­breux à vou­loir agir au ser­vice de nos con­ci­toyens. Je publie ci des­sous le texte du plan détaillé de mon intro­duc­tion aux débats. N”hési­tez pas à pren­dre con­tact avec moi si vous vou­lez des pré­ci­sions sur l’UPSE.

Pour­quoi créer une Uni­ver­sité Popu­laire à Cor­beil-Esson­nes ?

Quand j’ai décidé en novem­bre der­nier de pro­po­ser à quel­ques per­son­nes que je con­nais­sais de créer l’Uni­ver­sité Popu­laire Seine-Essonne, Je suis parti de 4 besoins qui me sem­ble-t-il s’expri­ment à Cor­beil-Esson­nes

1. Un besoin de for­ma­tion et de cul­ture

Il existe à Cor­beil-Esson­nes beau­coup de per­son­nes qui ne trou­vent pas dans l’offre exis­tante, les moyens de for­ma­tion dont ils ont besoin.

2. Un besoin de débat démo­cra­ti­que

Par­tout en France, on a besoin de débat démo­cra­ti­que mais sans doute plus encore à Cor­beil-Esson­nes. Le débat démo­cra­ti­que, ça ne se décrète pas, c’est l’affaire des citoyens, c’est donc notre affaire.

3. Un besoin d’acti­vi­tés cul­tu­rel­les

Beau­coup d’habi­tants déjà ins­truits sou­hai­tent déve­lop­per leurs con­nais­san­ces et leurs pra­ti­ques cul­tu­rel­les.

4. Un besoin de lien social

Et disant cela, je fais allu­sion direc­te­ment ce qu’on appelle les pro­blè­mes des ban­lieues. Il y a des dif­fi­cul­tés spé­ci­fi­ques dans nos quar­tiers qui se tra­dui­sent, entre autre, par une rup­ture du lien social, par le déve­lop­pe­ment des anta­go­nis­mes entre quar­tiers et sou­vent, il faut savoir le recon­naî­tre par la souf­france voire le déses­poir.

J’ai con­si­déré que la créa­tion d’une Uni­ver­sité Popu­laire, qui avait d’ailleurs été pro­po­sée dans cer­tains débats élec­to­raux était non pas la réponse mais une des répon­ses à ces besoins.

La con­nais­sance et la cul­ture sont en effet néces­sai­res pour mieux vivre ensem­ble et pour maî­tri­ser son des­tin.

Quelle Uni­ver­sité Popu­laire pour Cor­beil-Esson­nes ?

1. Une Uni­ver­sité Popu­laire ins­crite dans la tra­di­tion fran­çaise des Uni­ver­sité Popu­lai­res.

Je rap­pel­les briè­ve­ment les prin­ci­pes qui sont à la base de ce mou­ve­ment né à la fin du dix-neu­vième siè­cle et que nous avons fait nôtres :

- Gra­tuité

- Pas de niveau requis

- Pas d’âge requis

- Pas d’exa­men et pas de diplô­mes déli­vrés

- Qua­lité des ensei­gne­ments. Les Uni­ver­si­tés Popu­lai­res ne font pas de for­ma­tion au rabais ou de vul­ga­ri­sa­tion bâclée.

- Réflexion cri­ti­que sur les savoirs ensei­gnés

Et c’est parce que nous nous situons dans cette tra­di­tion, que nous avons décidé d’adhé­rer à l’Asso­cia­tion des Uni­ver­si­tés Popu­lai­res de France (AUPF) qui fédère au niveau natio­nal une bonne cen­taine d’U. P.

2. Une Uni­ver­sité indé­pen­dante mais pas iso­lée

Indé­pen­dante car nous enten­dons tra­vailler avec tout ceux qui le sou­hai­tent sans aucune dis­tinc­tion idéo­lo­gi­que, phi­lo­so­phi­que ou reli­gieuse. C’est d’ailleurs à mon sens l’un de nos pre­miers suc­cès que d’avoir fédéré dans l’UPSE des gens très dif­fé­rents, voir même adver­sai­res dans le champ poli­ti­que, mais qui ont com­pris qu’ils pou­vaient ici être uti­les aux cor­beil-esson­nois. Je les remer­cie de l’ouver­ture d’esprit dont ils ont fait preuve.

Mais une Uni­ver­sité Popu­laire qui veut tra­vailler avec les autres asso­cia­tions, nouer des par­te­na­riats avec tous les autres acteurs de l’édu­ca­tion popu­laire, bref ajou­ter sa pierre au tra­vail com­mun avec éner­gie mais avec modes­tie.

3. Une Uni­ver­sité Laï­que

La laï­cité est en effet pour nous le meilleur moyen de vivre ensem­ble dans la Répu­bli­que. Après tout, elle a fait ses preu­ves depuis 1905.

4. Une Uni­ver­sité Popu­laire con­vi­viale

Je pense que nous aurions tout inté­rêt à nous ins­crire dans le pro­jet rabe­lai­sien du Gay sça­voir. Et j’ai ten­dance à pen­ser que nous avons dans ce domaine quel­ques pro­grès à faire.

5. Une Uni­ver­sité qui agit sur Cor­beil-Esson­nes et les com­mu­nes avoi­si­nan­tes.

J’indi­que au pas­sage que nous n’enten­dons pas limi­ter notre action aux com­mu­nes de la com­mu­nauté d’agglo­mé­ra­tion.

Où en som­mes-nous ?

1. Une asso­cia­tion a été créée.

Nous avons dépo­sés nos sta­tuts à la Pré­fec­ture et nous nous som­mes insé­rés dans la vie asso­cia­tive muni­ci­pale. Une petite sub­ven­tion nous a été allouée par la ville

2. Un choix a été fait

Il était assez facile d’orga­ni­ser quel­ques con­fé­ren­ces aux­quel­les cer­tains d’entre nous auraient eu plai­sir à par­ti­ci­per. Nous avons sou­haité d’abord nous inté­res­ser à ceux qui ont le plus besoin de l’UPSE, c’est la rai­son pour laquelle nous som­mes allés au con­tact de la popu­la­tion dans les quar­tiers et c’est là que notre action va com­men­cer.

3. Des grou­pes de tra­vail ont été créés.

Ils se sont réu­nis et leur tra­vail com­mence à por­ter ses fruits. je n’en dis pas plus, car leurs ani­ma­teurs vont s’expri­mer.

Con­clu­sion

Nous avons fran­chi une pre­mière étape. L’UPSE existe, c’est un outil utile, dis­po­ni­ble et au ser­vice de tous. A vous de la faire vivre !