Je le fait avec un cer­tain aga­ce­ment car l’ancienne can­di­date à la Pré­si­dence de la Répu­bli­que vient de faire répon­dre (nous ne méri­tions sans doute pas qu’elle réponde elle-même) par Kamel Chibi, Secré­taire Géné­ral de Désirs d’Ave­nir à Patrice Leclerc, Con­seiller Géné­ral de Gen­ne­vil­liers qui s’était adressé à elle pour faire con­naî­tre notre émo­tion.

Je publie le texte de cette réponse :

Cher Mon­sieur,

Ségo­lène Royal a bien reçu votre cour­rier par lequel vous expri­mez votre émo­tion suite au dépôt de l’appel­la­tion « Uni­ver­sité popu­laire » par mes soins en tant que Pré­si­dente de Désirs d’ave­nir. Elle m’a char­gée de vous répon­dre.

Nous avons crée, en effet, à Désirs d’ave­nir, des Uni­ver­si­tés popu­lai­res par­ti­ci­pa­ti­ves, dont nous tenons à pré­ser­ver la qua­lité et empê­cher que ce con­cept ne soit repris par des orga­nis­mes peu scru­pu­leux, ou par des agen­ces de com­mu­ni­ca­tion, à des fins toute autre que le débat d’idées d’accès gra­tuit.

Je tiens à vous ras­su­rer et à vous dire que vos inquié­tu­des sont dénuées de tout fon­de­ment.

Il va de soi que les mou­ve­ments d’édu­ca­tion popu­laire à but non lucra­tif ne sont pas con­cer­nés par la démar­che de pro­tec­tion.

Compte-tenu de l’idéal qui vous anime et qui rejoint le nôtre, je ne ver­rais que des avan­ta­ges à ce que vous soyez asso­ciés à la démar­che de pro­tec­tion du con­cept d’uni­ver­sité popu­laire.

Nous pour­rions d’ailleurs, si vous le sou­hai­tez, orga­ni­ser des débats en com­mun sur des sujets de fond, bien plus impor­tants que les polé­mi­ques qui n’ont pas de rai­son d’être.

Espé­rant avoir répondu à vos inquié­tu­des, je vous prie de rece­voir l’expres­sion de mes salu­ta­tions dis­tin­guées.

Kamel Chi­bli, Secré­taire Géné­ral de Désirs d’ave­nir

Si ce mes­sage recon­naît les droits du mou­ve­ment d’édu­ca­tion popu­laire, il ne règle pas défi­ni­ti­ve­ment le pro­blème puis­que Ségo­lène Royal ne sem­ble pas renon­cer à “pro­té­ger” l’expres­sion “Uni­ver­sité Popu­laire”. Je suis d’accord avec Patrice Leclerc quand il déclare en com­men­tant cette réponse :

Je suis per­son­nel­le­ment con­tre le fait de lais­ser ache­ter, s’acca­pa­rer par quel­que struc­ture que ce soit les mots “uni­ver­sité popu­laire”. De quel droit l’un ou l’une d’entre nous, ou une par­tie d’entre nous auto­ri­se­rait ou pas l’uti­li­sa­tion du sigle ?

C’est toute l’intel­li­gence de l’Asso­cia­tion des uni­ver­sité popu­laire de France de savoir fédé­rer en tou­tes liberté les struc­tu­res qui le sou­hai­tent. Cette liberté est à pré­ser­ver, pour cel­les et ceux qui se fédè­rent comme pour cel­les et ceux qui ne se fédè­rent pas.