L'opposition à Corbeil-Essonnes...
Par Sylvain Renard, le lundi, 18 janvier 2010 22:55 dans Corbeil-Essonnes
Je lis avec intérêt l’article de Julien Heyligen dans le Parisien sur la situation de l’opposition à Corbeil-Essonnes.
Intitulé “Trois mois après la défaite, l’opposition toujours groggy”, cet article dresse un portrait souvent pertinent mais assez sombre de l’opposition dans notre ville. Quelques observations :
1. Il est bien naturel que tous ceux qui ont mené la lutte contre Serge Dassault et son équipe à l’occasion des deux dernières campagnes électorales municipales aient besoin d’un peu de temps pour se remettre des deux échecs qu’ils ont subits mais qu’ils estiment injustes. Je fais partie de ceux qui considèrent qu’ils ne s’expliquent que par le non respect des règles de la démocratie. C’est d’ailleurs ce que le Conseil d’Etat a déjà jugé pour les élections de 2008.
2. L’article constate l’absence de “poids lourds historiques”. Je n’aurais pas utilisé cette expression, les “poids lourds” en cause m’ayant semblé bien légers en diverses circonstances mais il est vrai que le paysage politique a changé avec le retrait de Jacques Picard et l’inéligibilité de Serge Dassault et Bruno Piriou. J’ai déjà dit ce que j’en pensais. Reste que la présence de “leaders” à l’égo développé n’a pas eu que des avantages depuis quelques années.
Il est certain que de nouvelles têtes d’affiche apparaîtront mais je souhaite, comme beaucoup de militants de base que les débats politiques soient des débats d’idées et non des affrontement de personnes. Michel Nouaille a d’ailleurs donné l’exemple, lors de la dernière campagne, de ce que peut être un candidat modeste qui se met au service de tous. Il est regrettable que ses plus proches amis n’aient pas toujours compris et partagé son attitude.
Souhaitons que cette nouvelle situation facilite la mise en oeuvre de cette “nouvelle façon de faire de la politique” souvent annoncée, toujours souhaitée mais juste aperçue par intermittence. Bref, le problème n’est pas aujourd’hui de se chercher des “leaders” ou de futurs élus mais de savoir ce que l’on veut et de lutter pour, ensemble.
3.Le Parisien pointe avec justesse la désunion de la gauche. Je voudrais, à cet égard, souligner deux points.
D’une part, la désunion de la gauche n’est pas uniquement un problème d’appareils ou un choc d’ambitions. Il y a une véritable opposition entre ceux qui ne s’accommodent pas du système économique actuel (c’est la position du Parti de Gauche auquel j’appartiens) et ceux qui ont le projet, toujours reporté ou toujours avorté, de le rendre plus humain. Non seulement l’affrontement entre ces manières de voir est licite mais il est souhaitable.
D’autre part, les débats qui ont lieu à gauche n’empêchent pas des actions communes et des succès communs. C’est évident pour les organisations qui ont choisi des stratégies communes (je pense bien sûr au Front de gauche) mais c’est vrai aussi pour toutes les organisations de gauche dès lors qu’on se fixe des objectifs précis et locaux.
C’est dans cette optique que j’avais proposé il y a déjà longtemps que se mette en place à Corbeil-Essonnes un Comité de coordination (le nom importe peu) dans lequel seraient représentés toutes les organisations de la gauche locale y compris des associations comme La Villensemble. Certaines actions pourraient sans doute être décidées à l’unanimité, d’autres pourraient n’impliquer que certaines organisations. C’est là une proposition pragmatique, je regrette qu’elle n’ait pas été reprise.
Commentaires
mardi, 19 janvier 2010 | 01:37
Sylvain je n’ai pas lu l’article du parisien là ou je suis d’accord avec toi c’est qu’il faut se fixer des objectifs précis et de mettre en place un comité de coordination j’avais proposé que l’on garde “Corbeil-Essonnes c’est vous” (par contre le nom est important)et que des décisions soient prises de façon collégiale mais que toutes les organisations soient impliquées ce dernier point est peut être la raison pour laquelle on n’a pu tenir compte de ta proposition.Quant à la gauche les divisions que l’on constate sur le plan national existent aussi localement.Pour notre part le PARTI UNITAIRE ET RÉPUBLICAIN nous considérons que l’intérêt de la population passe avant toute autre préoccupation et nous lançons un appel à la gauche et à tous les républicains afin que soit mise en place une structure démocratique regroupant toutes les organisations qui veulent en finir avec une droite qui a depuis 1995 détruit trois générations de jeunes corbeil essonnois.Une ville de gauche ,un canton de gauche ,une région de gauche c’est notre slogan ,c’est notre voeux!
lundi, 8 mars 2010 | 03:26
une tres belle facons de voir les choses oui meme si je suis ps convaincu que ca peut parcher :)