J’ai aus­si­tôt appelé Michel Nouaille qui avait appris la nou­velle un peu plus tôt par la Presse.

Cette infor­ma­tion m’ins­pire trois remar­ques.

1. C’est une déci­sion rai­son­na­ble de dépo­ser un recours en annu­la­tion de cette élec­tion compte tenu des con­di­tions dans les­quel­les elle s’est dérou­lée. C’est celle que nous étions en train d’étu­dier et que nous pren­drons pro­ba­ble­ment demain.

2. Nous avons cher­ché hier à join­dre Car­los Da Silva pour lui pro­po­ser de dépo­ser un recours com­mun à tou­tes les for­ces qui étaient réu­nies au second tour. Il savait que nous avions fait cette pro­po­si­tion au moment où il a annoncé sa déci­sion. Je sou­haite que la jour­née de demain soit mise à pro­fit pour qu’un recours com­mun soit déposé.

3. Cette annonce inter­vient après les décla­ra­tions de Manuel Valls que j’ai déjà com­men­tées ici. Il indi­quait :

un lea­­der­­ship de second tour assuré par le Parti com­­mu­­niste n’est pas en mesure, à Cor­­beil-Esson­­nes, de sus­­ci­­ter l’élan néces­­saire à la vic­­toire. Il est donc essen­­tiel de renou­­ve­­ler les pro­­ta­­go­­nis­­tes d’un duel qui s’éter­­nise et s’enlise.

L’atti­tude soli­taire de Car­los Da Silva dans cette affaire du recours est donc inquié­tante et res­sem­ble plus à une manoeu­vre qu’à un acte réflé­chi con­tre Das­sault.

Il n’est pour­tant pas trop tard, pour dépo­ser demain un recours en com­mun et con­ve­nir qu’à l’évi­dence, après le vote sans ambi­guïté du pre­mier tour, le der­nier recours c’est Michel Nouaille !